C’est une illustration d’Eunsil Chun que je vous propose en ce dimanche afin que vous puissiez la raconter, inventer une histoire à partir de celle qu’elle évoque pour vous à partir d’un détail à moins que vous ne préfériez vous glisser dans la peau du personnage qui semble aimer les livres et les oiseaux. Une illustration qui prendra vie grâce à vos mots que nous lirons dans une semaine et pas avant, comme le veut l’habitude de cette catégorie ouverte à tous créée il y a un peu plus de quatre ans.
Puisse la toile de ce dimanche vous inspirer!

10 réponses
Un jour je sais que j’effacerai de ma mémoire le murmure de tous ces hier sans lendemain qui hantent encore mes souvenirs. Je les remplacerai par de tendres mensonges, aussi beaux que des ciels bleus embellis de petites lumières que j’appellerai étoiles, pour faire rire les oiseaux qui, ailes déployées, s’ennuient dans le ciel en regardant tous ces hommes sans âme qui errent comme des ivrognes vagabonds dans les avenues, à peine éclairés par leurs propres croyances.
Un jour je crois que j’irai m’asseoir dans le creux douillet d’une rêverie et que je m’envolerai sans destin rejoindre ceux qui m’ont aimé un jour parce je n’étais que moi, sans jamais me pointer du doigt parce que je ne suis pas devenu celui qu’ils auraient aimé un jour rencontrer. J’oublierai les orateurs de bonne parole, les samaritains de fauteuil, qui se vantent d’aller au bout du monde faire de l’humanitaire. Tous frais payés.
Un jour je me ferai esclave du silence. Et je ne lui offrirai que mes tendres mensonges. Et des regards. Et mes sourires. Et peut-être que, les jours où le manteau de la tristesse me fera courber le dos, je lui offrirai une larme. Je j’habillerai d’espoir. Sinon à quoi bon pleurer?
UN SEMBLANT DE LIBERTÉ
L’ombre de leurs immenses ailes
Tournoie dans un rayon de lune,
Tandis que les cordes s’emmêlent,
Figeant les oiseaux de fortune.
Flairjoy
« Ballade à la lune
Lune, en notre mémoire,
De tes belles amours
L’histoire
T’embellira toujours.
Et toujours rajeunies,
Tu seras du passant
Bénie,
Pleine lune ou croissant.
T’aimera le vieux pâtre,
Seul, tandis qu’à ton front
D’albâtre
Ses dogues aboieront.
T’aimera le pilote
Dans son grand bâtiment,
Qui flotte,
Sous le clair firmament !
Et la fillette preste
Qui passe le buisson ;
Pied leste,
Et chantant sa chanson. »
Alfred de Musset
Dans cette vieille maison, face au Musée Toulouse-Lautrec, les plafonds étaient si haut, si haut.
Dans ma toute petite chambre, la lumière de la lampe de chevet n’éclairait pas les coins.
Et tous les soirs, l’angoisse me prenait, des monstres araignées se nichaient là…
Et tous les soirs, je luttais, cherchant le sommeil.
Et tous les soirs, pour y parvenir, je me confiais à la nuit, en dormant à plat ventre…
Maintenant que je suis une grande personne, je ne crois plus aux monstres araignées, et pour lutter contre les mauvaises angoisses qui pourraient parfois naître, je rêve de champs de lavande ou de tournesols…
Craché, juré, c’est vrai !
Demandez à Tino!
Envole-toi
Ecoute sourdre les fontaines
Ecoute rire les cigales
Ecoute sans bruit
Rêve, danse au milieu des étoiles
Goûte au rayon de lune
Vole, va cueillir les comètes accrochées à la nuit
Ecoute, rêve, envole-toi, et je te réveillerai
Et toi, tu m’aimeras…
Graphène
L’image me rappelle une réplique de Shakespeare qui se trouve dans sa pièce Roméo et Juliette.
Voici ma traduction d’Acte II.iii.20-33.
Viens, douce nuit, viens, nuit qui aime, nuit au front noir
Donne-moi mon Roméo, et quand il mourra
Prends-le et découpe-le en petites étoiles,
Et il rendra si beau le visage du ciel
Que tout le monde sera amoureux de la nuit
Et ne fera plus attention au soleil criard.
Ô, j’ai acheté la maison de l’amour
Mais je n’ai pas encore sa clé, et bien que je sois vendue
Mais pas possédée : ce jour reste aussi fastidieux
Que la veille d’un festival
Pour un enfant impatient qui a des vêtements nouveaux
Mais qui ne peut pas les porter. Ô voici ma nourrice,
Et elle porte des nouvelles ; et chaque langue qui ne parle
Que le nom de Roméo parle d’une éloquence céleste.
C’est qui Chekespire?
C’est un beau dimanche. Mes yeux lisent avec bonheur de magnifiques mots: sourires, rayon de lune, champs de lavande, cigales, étoiles, le visage du ciel… que tout cela est poétique 🙂
Le moment de vous lire est toujours magique!
Bises et amitiés 🙂
Meuh non Pépé Zinzin : Chat qui expire…
pépéLOUjoye, oui… mais non
pas plus que mes chèques pires, cela ne se peut…
pas, et encore un plaisir
de vous lire…