Lali

28 septembre 2017

Poésies des femmes 11

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

SANDALA (Judith)

Va-t’en, cruel amour

Tout sera si divin, en cette heure sans bruit,
Si beau, si doux, si grand dans cette ombre profonde,
Que je verrai planer mon ombre sur le monde,
Et mon rêve éperdu tourmentera la nuit.

Je sais que tu viendras; tu ouvriras ma porte,
Des rayons de soleil, des souffles de printemps
Glisseront radieux de tes bras palpitants,
Et je resterai là, brisée, à demi morte.

Pourtant, ce soir, j’ai peur de ta réalité,
De ta bouche, tes yeux, de tes pas dans ma chambre,
Et mon cœur, fièrement, se révolte, se cambre
Contre ton lourd empire en mon être indompté.

Tu viendras, tu seras l’heure, l’extase brève
Éclose dans les fleurs des jardins embaumés;
Tu viendras, vous viendrez, lèvres, regards aimés…
Mais j’aime mieux l’attente et j’aime mieux mon rêve.

Éva Senécal
(dans Anthologie de la poésie des femmes au Québec des origines à nos jours de Nicole Brossard et Lisette Girouard)

*choix de la lectrice de Judith Sandala

À Paris

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(photo d’Antonio Carrara)

La magnifique carte postale envoyée par Sylviane me parait toute désignée pour accompagner Yves Montand chantant À Paris, comme il le faisait il y a exactement 35 ans sur la scène su Théâtre Saint-Denis, à Montréal.
Un souvenir inoubliable.

Ce que mots vous inspirent 2059

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

HEATHCOTE (Peregrine) - 2

Nul bonheur, nulle sérénité, nulle espérance, nulle fierté, nulle jouissance de l’instant présent ne pourrait exister sans la faculté de l’oubli. (Friedrich Nietzsche)

*toile de Peregrine Heathcote