Lali

7 octobre 2016

Quelques haïkus 6

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

roig-ricardo

Aujourd’hui je sais l’automne
Ruissellement de la pluie
Qui ne connaît pas de fin

Sôseki, Haïkus

*choix de la lectrice de Ricardo Roig

Rien (ou presque) n’a changé

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 20:39

BOISSINOT (Chantal)

Quand j’ai emménagé là où je vis, il y a 17 ans, je m’asseyais à proximité de la fenêtre du balcon avec mon livre, mais je ne lisais pas toujours. J’écoutais les enfants jouer et rire. Et cela valait bien tous les livres de ma bibliothèque et tous les mots des poètes, même les plus grands.

Il y avait là tout le bonheur du monde, et cette magie propre à l’enfance que la plupart des adultes ont mise de côté, voire oubliée, parce qu’un jour il faut devenir grand. Sérieux. Mais faut-il vraiment devenir désabusé au point d’en oublier ce qu’est le plaisir de jouer à cache-cache ou de se lancer le ballon? Il me semble y avoir vraiment (trop) peu de gens à s’émerveiller de ce qui retient mon attention et m’émeut.

Or, il n’y a rien de banal dans les rires des enfants qui jouent devant l’immeuble. Trop d’autres n’ont pas la chance qu’ils ont d’avoir un endroit où s’amuser ou l’occasion de le faire, voire même de seulement y penser. Car chaque jour est pour eux un combat contre la faim, la guerre, la peur, et tout ce qui fait qu’ils ont oublié d’être des enfants, parce qu’ils ont été obligés de grandir trop vite.

Et peut-être que c’est à ceux-ci que je pense quand j’entends les rires et les cris de joie de mes petits voisins. Attendrie, comme il y a 17 ans. Mais consciente de ceux dont on a massacré l’enfance.

Et je souhaite que les rires ne cessent pas, que Chanelle, Camilla, Célina et Benoit, dont j’ai appris les prénoms à les entendre s’amusent encore longtemps au pied de l’immeuble. Pour eux, et pour tous ceux qui ne le peuvent pas.

*toile de Chantal Boissinot

Le chat de l’écrivain

Filed under: La carte postale du jour — Lali @ 12:01

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Cette photo prise à Gordes en 1954 par Willy Ronis a pour titre Le chat de la voisine. Mais nulle part sur cette carte envoyée par Hildegarde n’est indiqué le nom de l’écrivain. Quelqu’un le saurait-il?

Ce que mots vous inspirent 1805

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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La critique est aisée, mais l’art est difficile. (Destouches)

*dessin de John Maler Collier