Lali

24 avril 2015

Les mots de Joséphine 6

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

BARNES (Nathaniel)

Son corps est Toundra
Du coin de l’oeil
Je l’observe
Son âme danse
Avec les aurores boréales

Tout horizon rêve
De sa beauté

Joséphine Bacon, Un thé dans la toundra

*choix de la lectrice de Nathaniel Barnes

Des personnages attachants

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:11

mariana

C’est dans la Tchécoslovaquie où elle a passé les premières années de sa vie que se déroule le premier roman de la Manitobaine d’adoption Marie Jack alors que deux sœurs, des jumelles, se passent la parole à tour de rôle afin de combler les vides dans leurs souvenirs.

À l’heure où s’ouvre le roman, Mariana et Milcza viennent de perdre leur mère et, pour cette raison, choisissent de remonter le temps dans le but de comprendre ce qui leur a toujours échappé de la tristesse de leur mère.

Cela donne un assemblage de courts textes, sur le ton intimiste qu’on retrouve en général dans le récit, l’une et l’autre des sœurs tentant de combler les pages manquantes. Or, il est impossible d’écrire les pages dont on ne sait rien sinon qu’une impression, un doute, et beaucoup de peut-être. C’est cela que Mariana et Milcza, que la vie a séparées depuis des années par un océan et qui se voient ici réunies, comprendront au fil de leurs échanges. Il y aura toujours des zones d’ombre et des questions sans réponse, et peut-être juste assez de détails pour qu’un pan de l’énigme se voit, sinon dévoilé, du moins suffisamment éclairé pour que le lecteur puisse saisir ce qui a toujours échappé à Milcza et à Mariana.

Pour nous livrer les réflexions de ses héroïnes, Marie Jack a choisi des phrases courtes, des impressions davantage que des informations. Cela peut être frustrant pour ceux qui veulent tout savoir ou infiniment agréable pour d’autres, qui aiment tirer leurs propres conclusions à partir de détails.

Quant à moi, je me situe quelque part entre les deux. J’aurais aimé en savoir un peu plus sur chacun des personnages sans tout savoir d’eux, si bien que je suis demeurée sur ma faim, avec l’impression de n’avoir saisi qu’à moitié l’intention de la romancière.

Mariana et Milcza demeure tout de même une lecture agréable et probablement le livre que devait écrire Marie Jack sur ses origines pour être en mesure de passer à une histoire totalement fictionnelle. C’est ce que je souhaite à celle-ci, car Marie Jack sait comment rendre attachants des personnages.

Texte publié dans

Les portes de Fredericia

Filed under: La carte postale du jour — Lali @ 12:00

Portes de Fredricia (Danemark)

C’est au Danemark que je vous emmène aujourd’hui. Question de voir les postes de Fredericia. Ça vous va?

Ce que mots vous inspirent 1428

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

BAZ (Shaul) - 1

BAZ (Shaul) - 2

L’imperfection de la vie est le cœur de la vie même. (Silvia Avallone)

*toiles de Shaul Baz