Lali

15 juillet 2014

Les vers de Gilles L. 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

GÖTTING (Jean-Claude) - 1

Pur

fragile état tellement mince
où on peut sans briser l’élégance
longer être une sertissure lente
se donner poitrine avant
un corps envoyé
décrire le rut décloué brillant un peu
mais minime palme claire
à céder jaunâtre tout ne tient,
léthargie : s’étend prête

il s’agir d’y aller
à ne plus se toucher
à faire de celle-ci habitable
en se faisant de notre chavirement
en y étant le cœur augmenté
de la pensée à sa saveur mise
s’humidifier à la convergence
le pas posé
dureté naturelle de l’acte

on loge les amants ténus
comme gestes fins éparpillés

Gilles Lemieux, L.

*choix de la lectrice de Jean-Claude Götting

Un roman peu convaincant

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 20:04

ideal

Le public cible du premier roman de Maude Pichereau serait, selon la collection dans laquelle il a été publié, celui des adolescents. Or, je ne sais pas à quels adolescents on fait référence. Ceux d’il y a quinze ans ou ceux d’aujourd’hui? À moins qu’il s’adresse à des adultes qui avaient 15 ans en l’an 2000? Ce n’est pas vraiment clair.
Écrit au « je », Dans l’idéal je suis perdue aborde divers thèmes comme les rapports familiaux, le besoin de liberté et la spiritualité. Mais il le fait en surface, par l’énumération et la description d’expériences, sans que l’héroïne ne se pose de vraies questions ou n’en arrive à un constat, sauf dans les dernières lignes du roman.

C’est probablement pour cette raison que je me suis constamment sentie écartée ou voyeuse, jamais complice d’Iriook (qui tire son nom d’Agaguk) à laquelle j’aurais voulu m’identifier, ne serait-ce qu’un peu et pendant un moment, les romans pour adolescents étant souvent des romans-miroirs. Mais pas celui-ci. À moins qu’il ne serve qu’à renvoyer l’image de son adolescence qu’entretient la jeune auteure qui partage avec son personnage une enfance passée en Afrique (fait mentionné, mais jamais exploité), une adolescence à Laval et le goût des voyages.

Dans l’idéal je suis perdue n’est pas un mauvais roman, mais il n’est pas non plus un bon roman. Il ne convainc personne, ne touche pas vraiment les lecteurs et ennuie par moments.

L’écriture est correcte, mais sans relief, l’histoire presque fade. On pouvait pourtant espérer bien autre chose en lisant le quatrième de couverture où il était question pour la narratrice de trouver un sens à sa vie. Mais la quête d’identité annoncée se perd dans des détails insignifiants, alors que Maude Pichereau aurait eu avantage à peaufiner la structure de son roman et à aller au-delà de l’anecdote en matière de personnages.

Avec ce premier roman, Maude Pichereau a probablement voulu mettre en scène une partie de sa propre adolescence, question de la mettre derrière elle pour de bon et passer à autre chose. Son second roman ne pourra être que meilleur.

Texte publié dans

Du jaune!

Filed under: Signé Lali — Lali @ 15:26

20140702 046

20140702 047

20140702 048

20140702 049

Et comme il est bienvenu, ce jaune photographié chez ma sœur, à l’heure où le ciel n’annonce rien de bon…

Sandy’s Incredible Shrinking Footprint

Filed under: La carte postale du jour — Lali @ 12:00

Sandy

Cette couverture de livre envoyée par Timothy pique ma curiosité. Il va falloir que je mette la main sur ce livre…

Ce que mots vous inspirent 1227

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

COLOMBA (Elizabeth) - 1

La littérature doit, soit enrichir l’esprit, soit le bouleverser. (Louis Calaferte)

*toile d’Elizabeth Colomba