Lali

18 avril 2014

Le cœur rompu 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

VOLEGOV (Vladimir) - 5

Citadelle de chimère et d’absence
L’air a séduit ton visage
Le vent a conquis tes arcanes
Ombreuse captive Nuit

Tahar Bekri, Le cœur rompu aux océans

*choix de la lectrice de Vladimir Volegov

Claire Martin, l’inspiratrice

Filed under: États d'âme — Lali @ 19:31

Claire Martin

J’avais quinze ans et pour héros Émile Nelligan, lequel veillait sur mes rêves et mes premiers écrits de l’affiche punaisée au-dessus de mon lit. J’allais de livre en livre, affamée, toujours en quête de ce qui allait faire jaillir l’étincelle ou un enthousiasme débordant. J’allais, de la bibliothèque municipale à la bibliothèque scolaire en passant par celle de mes parents, découvrant ce monde lumineux des mots et des histoires. Une aventure qui durait depuis une dizaine d’années et qui, chaque année, prenait de plus en plus de place. Une évidence avec laquelle j’allais devoir vivre toute ma vie : j’aimais passionnément les livres.

Je pouvais — et je le peux toujours — passer des heures dans ces lieux où ils s’étalent à parcourir les titres, à en ouvrir certains, à lire des paragraphes au hasard. Inlassablement.

C’est ainsi qu’un jour, alors que j’examinais certains titres parus au Cercle de France dans la bibliothèque familiale, j’ai trouvé Avec ou sans amour de Claire Martin. Je conserve de ma lecture un souvenir impérissable. C’était le premier recueil de nouvelles que je lisais, et j’ai eu un véritable coup de foudre tant pour l’écriture de Claire Martin que pour la nouvelle elle-même en tant que genre.

C’est aussi grâce à cette lecture que j’ai su qu’un jour j’écrirais des nouvelles. Je publiais d’ailleurs en 2009 dans le numéro 100 de XYZ. La revue de la nouvelle, un texte où je faisais un clin d’œil à la doyenne des lettres québécoises.

Mes respects à Claire Martin qui a 100 ans aujourd’hui : elle sera toujours pour moi une inspiration.

Ce que mots vous inspirent 1165

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

WYETH (Newell Convers) - 4

Il nous faut du temps pour rêver, du temps pour se souvenir et du temps pour atteindre l’infini. Du temps pour exister. (Gladys Taber)

*toile de Newell Convers Wyeth