Lali

15 avril 2014

Gravité 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

ALICDAN (Wilfredo) - 2

(jusqu’à s’y trouver)

je suis toi-même effaçant la trace
à faire le moins de bruit
hors de l’un hors de l’autre
comme un étranger
dans l’empiètement des identités

Michel Côté, L’intranquille gravité

*choix de la lectrice de Wilfredo Alicdan

Quand tout va mal

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 19:12

24 heures

Destiné aux 14-18 ans, le premier roman de Pierre-Luc Bélanger, enseignant de français et intervenant en politique d’aménagement linguistique dans une école secondaire, ne traîne pas. Ce serait en effet plutôt le contraire! On va en effet d’une catastrophe à l’autre à un rythme effréné!

En à peine trois courts chapitres, on verra l’univers du jeune Sébastien basculer du tout au tout avec le coma de sa mère à la suite d’un accident, la perte d’emploi de son père alors que l’entreprise pour laquelle il travaille est vendue et déménagée en Europe, les factures qui s’accumulent, la vente des quelques biens que la famille possède, l’arrestation du père pour vol d’information et pour fraude et le placement en famille d’accueil de Sébastien et de sa sœur.

Et ce n’est là qu’un début! Tout déboule à ce rythme pendant presque 200 pages, avec un souci du réalisme un peu négligé, quelques fautes de français qui peuvent agacer (notamment «plongée dans son coma » plutôt que « plongée dans un coma ») et l’usage de termes que les jeunes n’utilisent pas (« culottes courtes » au lieu de « shorts », entre autres).

De plus, le tout est truffé de bons sentiments, et pas qu’un peu! Avec un sens aigu du bien et du mal et un côté moralisateur qui pourrait en outrer plus d’un tant il est pesant et omniprésent, le jeune romancier va jusqu’au bout de son idée, même si tout cela ne tient pas toujours debout, ce qui pousse le lecteur à relire quelques pages, se demandant s’il n’a pas raté quelque chose tant il n’est pas sûr de tout saisir de la logique de l’auteur et de son héros.

La foi de Sébastien étant inébranlable, même dans les pires heures de son cauchemar, tout ne pourra que bien finir : c’était prévisible. Il est en ainsi quand les clichés prennent toute la place, tant ceux sur les méchantes familles d’accueil que ceux sur le bien qui finit toujours par triompher.

Texte publié dans

Sept ans!

Filed under: La suggestion du jour — Lali @ 12:00

7_gif

C’était il y a sept ans. Le 15 avril 2007, exactement.
La catégorie En vos mots venait de naître.
Je ne savais pas qu’elle aurait toujours des adeptes en 2014.
Je ne savais pas qu’un de ses fidèles ne raterait aucun dimanche toutes ces années.

En vos mots. Une histoire dont vous pouvez suivre le parcours en commençant par la première des toiles proposées dimanche après dimanche.
En vos mots. Une histoire qui est la vôtre puisque c’est vous, visiteurs du pays de Lali, qui l’avez écrite.
En vos mots. Une expérience ludique et littéraire parfois copiée, mais qui demeure tout de même la première du genre sur la toile et aussi celle qui dure depuis le plus longtemps.

Merci à tous ceux qui ont déposé quelques lignes au fil de ces sept ans.
Ils se reconnaîtront.

Ce que mots vous inspirent 1162

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

ZINKO (Galia)

L’avenir a une fâcheuse tendance à n’arriver qu’à son heure. (David Weber)

*toile de Galia Zin’ko