Lali

24 février 2014

Les vers d’Andrée 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

ZUCKER (Jacques)

le poète aussi tremble
avant d’abandonner
son âme végétale
à la chapelle ardente du vide

il revêt l’ombre
de l’arbre nu
se voile
de ses leçons de ténèbres

accueille la perte
chute encore
jusqu’au règne dissonant des racines
là où la lumière
est l’obscur
qui sait voir

Andrée Christiansen, Racines de neige

*choix de la lectrice de Jacques Zucker

L’année deuche

Filed under: La carte postale du jour,Petits plaisirs — Lali @ 21:35

Tour Eiffel et 2 CV rouge

Les cartophiles ne sont pas des gens sérieux — et tant mieux.

Il n’y a qu’à examiner les thèmes qu’ils ont élus pour leurs cartes postales. De la tour Eiffel aux parapluies, en passant par les vaches et les moustaches, en faisant un crochet par les petits pois et les ponts, les couchers de soleil et les graffitis, les pandas et les chats, les petits fruits rouges et les cupcakes, sans oublier les costumes folkloriques et les phares, les sujets sont infinis. Il suffit juste d’un peu d’imagination.

Vous aurez bien évidemment deviné — et sans faire d’effort — que j’ai un faible pour toutes les scènes livresques, qu’il s’agisse de photos, d’illustrations, de toiles ou de sculptures; pour les librairies et les bibliothèques; les maisons d’écrivains; les stylos et les plumes de toute sorte, et même les crayons de couleur. Et qu’au fil des années j’en ai amassé de nombreuses cartes postales les mettant en vedette. Et même, que je ne me lasse pas de le faire.

Mais l’idée de choisir un nouveau thème me titillait. Et comme je n’en avais qu’un seul en tête, ça n’a pas été trop long pour me décider. L’année 2014 sera consacrée aux cartes postales représentant des 2 CV, familièrement appelées deuches ou deudeuches.

Celle-ci est la deuxième de ma collection. Je vous montrerai la première quand j’aurai acheté mon numériseur. Ce qui ne va pas tarder.

Ce que mots vous inspirent 1126

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

ALMOND (Terence) - 4

La patience est un arbre dont la racine est amère, et dont les fruits sont très doux. (Proverbe persan)

*toile de Terence Almond

23 février 2014

Les vers d’Andrée 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Opnamedatum:  2012-06-14

le jardin aussi a besoin de rêver

immobile en sa migration profonde
dans les boues obscures
bercé par sa source invisible
il ourdit les figures
d’une naissance sans nom

Andrée Christiansen, Racines de neige

*choix de la lectrice de Bramine Grandmont-Hubrecht

Un dimanche dans l’Aveyron 10

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 20:01

ANKER (Albert) - 36

Tout homme qui choisit de rester dans son enclos, s’il n’y gagne rien, n’y perd rien
C’était la conception de la sagesse lorsqu’un homme n’était pas entreprenant et hésitait à prendre trop de risques pour ses affaires. Ce proverbe continue toujours à s’appliquer aux hommes timorés.

(extrait du livre de livre de Daniel Crozes, Les 501 proverbes de l’Aveyron)

*toile d’Albert Anker

Un dimanche dans l’Aveyron 9

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 18:01

ANDERSON (Harold N.) - 3

Pour bien se connaître en amitié, il faut avoir mangé un sac de sel ensemble!
L’amitié est aussi précieuse que l’était le sel au temps des rois et de la gabelle. Pour qu’elle soit durable et solide, il est important de ne pas avoir partagé seulement des moments joyeux et festifs mais d’avoir affronté également des épreuves ensemble. Variante : pour se connaître comme il faut, il est important d’avoir mangé un sac de sel ensemble.

(extrait du livre de livre de Daniel Crozes, Les 501 proverbes de l’Aveyron)

*toile signée Harold N. Anderson

Un dimanche dans l’Aveyron 8

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 16:01

STEWARD (Joseph)

Le bœuf fait la grange mais il la mange
Autrefois, au moment de la construction d’une grange, les bœufs étaient indispensables pour effectuer les charrois de bois d’œuvre, de pierres et de sable. Ils bâtissaient à leur manière. Mais quand ils s’y étaient installés, ils en mangeaient le contenu : ses réserves de fourrage et de paille.

(extrait du livre de livre de Daniel Crozes, Les 501 proverbes de l’Aveyron)

*toile de Joseph Steward

Un dimanche dans l’Aveyron 7

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 14:01

DUBROV (Boris) - 24

Les murs ont des yeux, les haies ont des oreilles
Il est important de s’entourer de précautions avant de s’exprimer car toute parole peut être entendue, répétée et même déformée. La curiosité a toujours été un défaut et même une source de conflits à la campagne où chacun voulait savoir ce que faisait son voisin. On vous observait derrière les rideaux des fenêtres et on vous écoutait derrière les haies. Aujourd’hui encore, si on habite dans un village, la discrétion s’impose malgré l’évolution des mentalités.

(extrait du livre de livre de Daniel Crozes, Les 501 proverbes de l’Aveyron)

*toile de Boris Dubrov

Un dimanche dans l’Aveyron 6

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 12:01

CHAPMAN (John Watkins) - 3

Les erreurs des médecins sont recouvertes par la terre
Pendant des décennies, les médecins n’ont pas bénéficié d’une excellente réputation dans les familles. On ne les sollicitait souvent qu’à la dernière extrémité et les praticiens s’en plaignaient. On leur reprochait de fréquentes erreurs de diagnostic — des asenades! — mais également de prescrire des médicaments qui étaient chers et peu efficaces, n’empêchant pas la camarde d’effectuer de fréquents passages dans les villages. On leur préférait les guérisseurs qui ne réclamaient pas d’argent en échange de leurs services! Les jeunes médecins étaient des cibles faciles comme le confirme ce proverbe dépourvu de nuance : jeunes médecins, cimetières bossus. Depuis cette époque héroïque, la médecine a effectué d’importants progrès mais les erreurs de diagnostic subsistent.

(extrait du livre de livre de Daniel Crozes, Les 501 proverbes de l’Aveyron)

*toile de John Watkins Chapman

Un dimanche dans l’Aveyron 5

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 10:01

MÉNARD (Émile René)

Qui ne veut pas nourrir le chat doit nourrir le rat
Une maison et les greniers d’une ferme sont infestés de rats si personne ne les chasse. Nourrir un chat coûte bien moins cher que supporter des rats qui causent des dégâts. Ce proverbe souligne la cupidité et l’avarice de l’homme qui ne comprend pas, ou refuse de comprendre, où sont ses intérêts.

(extrait du livre de livre de Daniel Crozes, Les 501 proverbes de l’Aveyron)

*toile d’Émile-René Ménard

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