Lali

19 octobre 2013

Paroles perdues 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Tu n’as plus tes beaux yeux, tes belles mains :
ce qui reste de toi est sous la terre,
sans ton cœur.
Les étoiles entassées dans le ciel,
la douceur de la pierre,
la générosité du vent
te sont interdits,
comme je me suis interdit
de penser à toi.

Alexandre Romanès, Paroles perdues

*choix de la lectrice de Rebecca Dulcibella Orpen

Un bandit sympathique

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 19:03

Robin n’est pas un ange. Ce serait même plutôt le contraire. Nous l’apprenons dès les premières pages alors qu’il vient tout juste de voler la caisse du dépanneur. Ce n’est pas vraiment pour mal faire ni même pour profiter de ses larcins, mais par défi, par jeu, par envie d’adrénaline. Surtout que jamais jusqu’ici on ne l’a coincé. Mais cette fois-ci sera-t-elle identique aux précédentes ou Robin aura-t-il moins de chance? Les sirènes qui se rapprochent laissent présumer le pire pour le garçon de douze ans.

Ouf! Sauvé par une idée de dernière minute! Mais pas sauvé tout à fait de son vice, car Robin ressent une telle vocation pour la vie de voleur qu’il ne s’imagine pas une seconde la mettre de côté tant elle est attrayante et excitante. Et puis, quelle vie choisir si ce n’est celle-là?

Un concours de circonstances lui fera découvrir ce qui se passe véritablement dans son école. Car il n’est pas le seul malfaiteur dans le coin. Quelqu’un intimide les autres, un autre fait du recel. Ce qui semble à ses yeux beaucoup plus grave que ses propres crimes puisque dans les deux cas ce sont des jeunes qui sont les victimes. Une seule solution s’impose donc à l’esprit de Robin : il sera justicier. Comme Robin de Bois, dont il porte presque le nom. Il rendra aux détroussés leur bien et fera en sorte que cesse le taxage.

Mais pour cela, il lui sera nécessaire de faire preuve d’un peu de laxisme en ce qui concerne l’honnêteté et de contourner certaines lois. On ne venge pas les lésés sans leur servir la même médecine.

En mettant en scène un héros qui ne possède pas les attributs de ceux qu’on trouve habituellement dans les romans jeunesse, le premier roman de Geneviève Guilbault pourra sans doute déplaire à certains parents et enseignants qui verront là un mauvais exemple. Pourtant, l’auteure ne fait pas l’apologie du vol à la tire ou des entrées par effraction. Elle ne fait que constater la prise de conscience d’un adolescent mal barré. Aux lecteurs et lectrices de faire la part des choses et de voir dans quelle mesure les gestes de Robin sont louables ou à proscrire quand il passe de malfaiteur à justicier.

Pour le reste, en dehors du fait qu’il existe déjà un Robin Dubois dans le monde de la bande dessinée, de plus créé par Turk et De Groot, à qui on doit Léonard — ce qui à mon avis constitue un mauvais choix pour le nom de personnage — et le fait que le cousin de Robin porte deux prénoms (Baptiste et Bastien), ce premier roman destiné aux 8 à 12 ans tient la route et offre quelques scènes attendrissantes alors que se dévoilent petit à peu les autres personnages et les raisons qui ont poussé Robin vers le banditisme.

Chaque enfant apprend par l’exemple. Geneviève Guilbault ne l’écrit pas noir sur blanc.
Au lecteur de le lire entre les lignes.

Titre pour le Défi Premier Roman

Texte publié dans

Concerto au sol

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 16:12

Clavier-piste de danse où des doigts-marionnettes inventent une musique, trouvent leur destination ou se questionnent sur ce que sont la musique, la création et la vie, dans la douce contemplation d’une lune-étreinte qui berce et dirige les pas.

Tel est ce Concerto au sol proposé par Félix Boisvert aux 8 ans et plus dans un spectacle multidisciplinaire où la lumière pousse aux limites la gestuelle, tandis que gammes, instruments, mélodies, sons divers (craquement de feuilles, train, cris de cigales) nous sont proposés dans des enchaînements où le compositeur-marionnettiste omniprésent prend sa place tout en laissant parler la nature et ses personnages.

Concerto au sol raconte (peut-être) le voyage d’un concertiste. À moins qu’il ne raconte le nôtre. Un voyage qui nous entraîne, non pas au-delà des frontières du connu, mais dans les marges, là même où s’inscrivent les annotations et autres signes de vie.

J’avoue. J’ai eu un immense coup de cœur pour la création de Félix Boisvert. J’aurais dansé sur le trottoir en sortant des Écuries. Mais ma cheville, victime d’une branche de bois qui m’a fait m’étaler de tout on long, m’a rappelée à l’ordre. Je danse avec mes doigts depuis mardi soir.

Jane Eyre toujours d’actualité?

Filed under: Couleurs et textures,La suggestion du jour — Lali @ 10:00

C’est ce que suggère cet article qui met de l’avant les précieux conseils du personnage créé par Charlotte Brontë. Un article que j’ai grandement apprécié et que les jeunes femmes peintes par Myrtle Jean McLane semblent dévorer…

Voilà six jours…

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Voilà six jours que le petit vendeur de journaux s’est endormi… Qui d’entre vous le réveillera d’ici demain par un poème ou une nouvelle?

*toile de Gilbert Stuart