Lali

22 février 2013

Au pays de la poésie yiddish 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

La chanson
(extrait)

Dans un monde étrange voici qu’elle s’éveille
De son tendre rêve d’enfant.
D’une ancienne chanson son cœur chante et s’enchante,
Chanson de son foyer d’antan.

Par la rumeur des rues dans cette métropole,
Gouffre d’inquiétude et d’effroi
Elle s’en va portant son chant, le flux des foules
Souffle sur elle un vent de froid.

Elle porte son chant par les rumeurs d’usine,
Ennui, contrainte, accablement
Qui défont peu à peu toute fête en son âme
Sous un jour trop lourd et trop lent.

Anxieuse elle va portant son chant de fête
Dans la bousculade du train,
Le cœur plein d’un chant pur elle s’accroche aux narres
Salies par tant et tant de mains.

Elle retrouve au soir ses murs vides, sa chambre
Aussi étroite qu’un tombeau,
Pleure en elle son chant des larmes de silence,
Solitaire et secret sanglot.

Étrangers à ses yeux ses pleurs de lassitude,
Ses pleurs en son lit s’épanchant,
Son cœur fond de souffrance et de mélancolie,
Et meurt en son âme le chant.

Avrom Liessin (1872-1938)
(Anthologie de la poésie yiddish)

*choix de la lectrice de Robin d’Arcy Shillcock

Montréal s’illumine!

Filed under: Petits plaisirs — Lali @ 19:58

Pour une 14e année consécutive, Montréal en lumière vient réchauffer le cœur des Montréalais et de ses visiteurs qui se préparent à la prochaine chute de neige en examinant le programme de ces dix jours de festivités culturelles et gastronomiques.

Mais que choisir? Un repas argentin? Une nuit blanche? Un concert? Un parcours sous terre?

Il m’arrive…

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 12:06

Il m’arrive, et cela de plus en plus souvent, de perdre pied devant la façon de réagir de certaines personnes. De me demander où sont passés le dévouement, l’empathie et la compassion qui n’étaient pas des valeurs rares il y a si peu de temps. De choisir de me taire plutôt que de relever certaines affirmations. Pour éviter le débat. Parce que je n’ai plus la force de me battre comme les inepties, la méchanceté des gens, l’hypocrisie humaine. Elles sont si présentes. Certains jours, envahissantes.

Il m’arrive d’ouvrir un livre pour oublier. Pour trouver dans les personnages des livres un peu de cette humanité qui semble avoir disparu du cœur de tellement de gens. Et de ne pas avoir envie de le fermer. Parce que la réalité des livres est plus douce que ce qui se déroule hors d’eux.

*toile de Nell Blaine

Ce que mots vous inspirent 867

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Le parcours de l’existence est un toboggan lancé à toute allure qui parfois ralentit on ignore pourquoi. (Dominique Rolin)

*toile d’Anastassia Elias