Lali

20 février 2013

Mouvances 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Au juste-été
sentiments trop vifs
aveugles
me font aimer haïr
et Je
est arrachement
puis retournement
Il appelle
le ciel du ciel
le soleil du soleil
l’arbre de l’arbre
au creux de l’écho
telle une blessure qui se mouille
eau de la plus douce eau

Isabelle Courteau, Mouvances

*choix de la lectrice de Carl Theodor Von Blaas

La danse de Fiona

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 19:31

Il est des livres dans lesquels on entre avec un tel plaisir qu’on sait d’emblée qu’ils vont nous plaire. Ça a été le cas de La danse de Fiona, dont l’action se déroule en Irlande, pays des fées et des farfadets par excellence.

Padraig O’Hara, un jeune violoniste itinérant, vient de poser son sac à
Kilmallock. C’est là qu’il va faire la connaissance de la rousse et ensorcelante Fiona qui, année après année, à l’occasion de la fête annuelle du village, met au défi tout musicien de jouer aussi vite qu’elle danse.

Celui qui réussira pourra l’épouser. Or, personne n’a jamais réussi jusqu’ici. Ce qui attisera les ardeurs de Padraig, qui va jouer de plus en plus vite pour suivre la cadence effrénée de la belle Fiona. Jusqu’à ce qu’il doive déclarer forfait. Plus d’une fois, car le jeune violoniste est entêté et passe l’année suivant la fête à pratiquer afin de réussir à remporter ce défi douze mois plus tard.

Et si Fiona avait un secret? Et s’il parvenait à le découvrir? Les yeux de Fiona ne le valent-ils pas?

La danse de Fiona plaira à qui aime la musique, l’Irlande, les contes de fées et les histoires qui finissent bien, et vous donnera peut-être même envie de giguer ou de partir pour l’Irlande. La saint Patrick est dans 25 jours.

Titre pour le Challenge Des notes et des mots challenge-des-notes-et-des-mots-4.jpg

Le meilleur ou le moins mauvais?

Dans le milieu littéraire, on l’appelle le Galligrasseuil. Pour le commun des mortels, c’est le prix Goncourt. Le plus connu de tous les prix littéraires du monde francophone et le plus payant pour son éditeur, et quelquefois son auteur.

Or, des prix littéraires, il y en a des milliers. La moindre région, voire la plus petite municipalité, en a un. Les salons du livre aussi. Les revues littéraires, les journaux, les chaînes de radio, les librairies. Tout le monde décerne des prix. Mais à quel prix?

En effet, toute la question est là. Ces nombreux prix qu’on donne à la pelle pour donner de l’importance non à l’auteur mais à celui ou ceux qui le décernent qui voient là une façon d’ajouter de la visibilité à leur région, leur salon de livre, leur école ou même leur club de lecture, sont-ils remis au meilleur texte (publié ou non, selon le prix) ou au moins mauvais?

Il me semble avoir vu des titres couronnés qui ne méritaient aucunement de l’être. Étaient-ils les moins mauvais de ceux soumis aux différents jurys plutôt que les meilleurs?

C’est à se le demander. Sérieusement. Même si personne ne veut l’admettre. Je lève donc mon chapeau à tout jury qui préfère ne pas remettre de prix une année parce qu’aucun texte ne répond aux critères de qualité requis plutôt que de l’attribuer au moins mauvais. Il y a de fortes chances pour que le prochain lauréat d’un tel prix le mérite. Lui.

*toile de Leticia Zamora Méndez

Ce que mots vous inspirent 865

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

L’art de lire, c’est l’art de penser avec un peu d’aide. (Émile Faguet)

*illustration de K. O. Munson