Lali

19 février 2013

Mouvances 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Souvenirs errant au milieu d’une trop grande vie
sous mes sens en éveil
j’étais sur mon seuil
Je marchais et j’attendais
Ne savais quel accueil donner
j’attendais tout en marchant
le temps de faire miens ces souvenirs

Isabelle Courteau, Mouvances

*choix de la lectrice de Leo Van Paemel

Les trois rives du fleuve

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 19:50

Il est rare de trouver une écriture aussi poétique pour s’adresser à un public de douze ans et plus que celle d’Adeline Yzac dans Les trois rives du fleuve. Une écriture qui bouleverse le lecteur parce que les mots sont utilisés avec parcimonie en ne ménageant pas l’effet. Parce que les images fortes qui se révèlent au détour de chacune des phrases vous font entrer dans un monde où vont se croiser trois âmes blessés qui ne savent pas ce qui les attendent. Nora, treize ans, qui a peut-être commis l’irréparable. Toby, cinq ans, dont la mère est chaque fin de semaine victime de la brutalité de son papa. Daniel, un médecin solitaire, qui a du mal avec les autres.

Chacun d’eux est à un tournant de sa vie. Le fleuve les réunira. C’est au bord de celui-ci qu’a choisi de vivre Daniel, loin des siens, loin de la ville. C’est là que se sont réfugiés Nora et Toby qui ont perdu leur chemin. C’est là que va se jouer le destin de chacun. Ensemble et séparément.

Adeline Yzac ayant choisi d’accorder à chacun des personnages et à tour de rôle un chapitre, vous serez pris dès les premières lignes par l’histoire de Nora qui ouvre le livre. Puis par celle de Toby qui vous fera peut-être verser quelques larmes. Et finalement par celle de Daniel. Il se peut même que vous vous demandiez pourquoi vous êtes en train de lire quelque chose de si triste. Mais en même temps vous serez touchés par les personnages, par cette pudeur empreinte de poésie dans l’écriture d’Adeline Yzac, et vous vous attacherez à eux.

Puis, vous fermerez le livre après une fin où chacun trouvera son chemin afin de marcher vers demain sans trop de tristesse. Et longtemps, très longtemps, vous penserez à Nora, à Toby, à Daniel. Vous espérerez que quelque part au bord d’un fleuve chacun d’eux est heureux. Pour vous, ils ne seront plus des personnages.

Vous prendrez bien un peu de kora?

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 12:44

Originaire du Sénégal, Zal Sissokho vit au Québec depuis 20 ans. Joueur de kora, à l’instar d’un de ses ancêtres qui fut le premier joueur de kora au monde, Zal Sissokho a fondé Buntalo en 2004, groupe avec lequel il s’est régulièrement produit depuis et avec qui il vient d’enregistrer un deuxième album.

Le partage, titre de celui-ci, un bel exemple de métissage, est le parfait antidote au froid.
Juste pour vous, voici donc Douniya et Soumba, deux pièces tirées de cet album séduisant.

Ce que mots vous inspirent 864

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Un livre est un objet mystérieux et une fois qu’il a pris son envol, n’importe quoi peut arriver. (Paul Auster)

toile d’Edward Burne-Jones