Lali

1 février 2013

De plus loin 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

De ville en ville
les usages du réel
se métamorphosent
adaptant l’identique
à l’intime question du vent
aux confluences d’où souffle
la force d’exister
la suite demeure le corps
du verbe découvrir

Claude Beausoleil, De plus loin

*choix de la lectrice d’Henri Matisse

Une terre pas ordinaire

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 20:00

Il n’est ni évident ni facile d’aborder un sujet comme la mort, et encore moins quand on s’adresse à des enfants. C’est pourquoi il faut lever bien haut notre chapeau au duo composé d’Agnès de Lestrade pour le texte et de Charlotte Cottereau pour les illustrations/collages, à qui l’on doit un album émouvant qui sait dire les choses avec poésie.

L’histoire se déroule sur une planète de papier où vivent Toi et Moi, puis plus tard leur fils Petit Lui. Une petite planète dissimulée derrière la Lune, un lieu paisible où tout est légèreté. Un lieu où il fait bon vivre et aimer, et où grandit Petit Lui qui souhaite voir du pays maintenant qu’il a fait le tour de son univers. C’est ainsi qu’il embarquera à bord d’un avion spécialement conçu pour lui, lequel peut voler grâce à des ailes de papillon.

Au cours de leur périple, les trois personnages de La petite terre de papier feront la connaissance d’une vieille dame qui s’apprête à faire son dernier voyage. Elle veut en effet rejoindre son compagnon qui l’a quittée depuis longtemps maintenant qu’elle estime avoir vécu ce qu’elle avait à vivre. Belle occasion de parler de la vie comme de la mort, de ceux qui nous quittent, et de le faire avec tendresse et pudeur grâce au texte d’abord puis aux illustrations aux teintes chaleureuses faites composées notamment de papier découpé, ce qui ajoute au charme de ce très, très bel album que je recommande sans aucune hésitation.

Ce que mots vous inspirent 852

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

C’est en se heurtant à du silence qu’on épuise le plus sûrement ses dons d’éloquence et de persuasion. (Robert Choquette)

*toile de George Frederic Watts