Lali

27 mai 2012

Poèmes chinois 5

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Les oiseaux s’envolent et les fleurs tombent

À l’aurore d’une matinée printanière, les oiseaux surgissent par volées,
Ils colonisent vite le parterre en fleurs,
Devant le papillon de mon jardin tranquille, ils badinent leur tintamarre.
À peine sont-ils posés, que l’ouvrage de la nuit les effraie;
Ils partent brusquement, non moins destructeurs que la nuit.
Le battement de leurs ailes a détaché bien des pétales;
Le vent, qui entrechoque les tiges, maltraite aussi mes pauvres fleurs.
Des nuages de toutes couleurs voltigent sur les degrés du perron;
Comme au séjour des immortels, une neige rose est tombée.
Les oiseaux partis, le chant cesse;
Pistils et étamines jonchent le sol, flétris et dispersés.
De la terrasse du pavillon, j’ai contemplé longuement ce spectacle.
Ne sommes-nous pas souvent prodigues du temps où nos années sont en fleurs?

Qianqi
(Nuages immobiles)

*choix de la lectrice de Nancy van den Boom

Les expressions désuètes 10

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 20:01

Les portugaises ensablées : En 1868, un navire en fâcheuse posture lâcha sa cargaison d’huîtres portugaises dans la Gironde, où elles se reproduisirent. L’incident entraîna la culture intensive de cette espèce jusque dans les années 1970. Dans les années 1950, quand l’argot compara la forme des oreilles à celle d’une huître, il était logique de se référer à l’omniprésente « portugaise ». Et si la présence de sable dans sa coquille ne gêne pas le mollusque, dans le conduit auditif, elle perturbe sérieusement l’audition!

Dominique Foufelle, Expressions désuètes

*choix des personnages de Jan Toorop

Les expressions désuètes 9

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 18:01

Se mettre en quatre : Cette expression du XVIIe siècle signifie qu’on se coupe en « quartiers », qu’on se « décarcasse » — un vocabulaire de boucher qui affirme qu’on paie vraiment de sa personne pour arriver à ses fins.

Dominique Foufelle, Expressions désuètes

*choix des personnages de Frank James Turner

Les expressions désuètes 8

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 16:01

De la petite bière : Au XVIIe siècle, la petite bière était brassée avec le grain ayant déjà servi à la fabrication de la forte bière. Évidemment moins goûteuse et peu alcoolisée, elle n’est restée que pour désigner une chose ou une personne de peu d’importance.

Dominique Foufelle, Expressions désuètes

*choix des personnages de Jehan Georges Vibert

Les expressions désuètes 7

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 14:01

La fin des haricots : Les haricots secs, plat extrêmement économique, étaient fréquemment au menu des cantines de casernes ou de pensionnats. Si on venait à en manquer, c’était signe d’un extrême dénuement.

Dominique Foufelle, Expressions désuètes

*choix des lectrices de Martta Wendelin

Les expressions désuètes 6

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 12:01

En avoir sous les bigoudis : L’expression s’emploie aussi à propos d’un homme! Même si on peut dire alors « sous la casquette ». L’idée étant que sous une coiffe peu avantageuse, se cachent des facultés intellectuelles insoupçonnées.

Dominique Foufelle, Expressions désuètes

*choix des lecteurs de David Wilkie

Les expressions désuètes 5

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 10:01

Coup de Trafalgar : En 1805, la flotte franco-espagnole, plus nombreuse que la britannique, devait mener Napoléon à la conquête de l’Angleterre. Las! Elle fut anéantie par l’ennemi à la bataille de Trafalgar. Depuis, le nom évoque un mauvais coup, ou une plaisanterie douteuse, qui mène à un désastre inattendu.

Dominique Foufelle, Expressions désuètes

*choix des personnages de William Bromley

En vos mots 268

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Des personnages hors de l’ordinaire, des histoires qui le sont tout autant, c’est ce que semble aimer la jeune lectrice peinte par Madiha Siraj. Du moins, est-ce ce qui semble se dégager de la toile d’aujourd’hui.

Et vous, que voyez-vous? Racontez-le en vos mots, dans une nouvelle, un poème, une chanson ou même une seule phrase. C’est avec joie que nous vous lirons dans une semaine, surtout que pour le moment nous avons quelques textes à lire, inspirés par la toile de dimanche dernier.

Les expressions désuètes 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 6:01

Se regarder en chiens de faïence : Parmi les décorations de tablette de cheminée les plus prisées, figuraient les chiens de faïence. Souvent identiques, ou pour le moins formant la paire, on les plaçait à chaque bout, tournés l’un vers l’autre. Cela donnait l’impression qu’ils se toisaient, sans jamais exprimer leurs sentiments, bien sûr.

Dominique Foufelle, Expressions désuètes

*choix des personnages de Scott Brundage

Les expressions désuètes 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 4:01

Avoir la berlue : Le mot viendrait du provençal beluga, « étincelle », qui éblouit, donc. Il qualifiait au Moyen Âge un discours charmant mais mensonger. Puis il désigna une maladie oculaire. Quand on a la berlue, on voit des choses qui n’existent pas.

Dominique Foufelle, Expressions désuètes

*choix des personnages de Francesco Brunery

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