Lali

18 avril 2012

Orbites 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Orbites, qui vient tout juste d’être réédité, avait valu à son auteure, Martine Audet, le prix Alain-Grandbois de l’Académie des lettres du Québec en 2001.
C’est de ce titre que la lectrice peinte par Vickie Jones-Bell a extrait ces mots :

les vieilles lumières
ne nous cachent plus rien

je remets les fenêtres
à leur place

chacune comme un alphabet
se contente du plus simple
du plus fugace

beau temps d’ocre
nuages
nuages

Une lecture laïque malgré des personnages bibliques

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:05

Histoires sans Dieu, le premier recueil de nouvelles signé Karine Rosso, se veut une relecture de la Bible au goût du jour, avec des personnages volontairement éloignés de ceux de départ et pour la plupart issus de l’Ancien Testament. Aucun doute ne peut s’établir dans l’esprit du lecteur, l’auteure ayant conservé son prénom biblique à chacun de ses personnages (probablement à l’intention de ceux qui sont peu familiers avec la Bible et ses héros afin qu’ils puissent facilement faire des analogies en tapant ces noms sur tout moteur de recherche).

Le résultat est un recueil qui tient la route, offrant des nouvelles qui ne sont pas calquées les unes sur les autres, des personnages bien dessinés, disséminés dans des lieux aux antipodes, et portant en eux et sur leurs épaules le poids de leur prénom biblique.

L’écriture de Karine Rosso est sans effet de style notable, mais efficace. En quelques lignes, voire en une seule phrase, elle installe lieu, personnages et situation. Il ne nous reste plus qu’à la suivre dans les dédales qu’elle a inventés pour nous.

Le procédé – ou la contrainte – a quelque chose de répétitif, il faut en convenir. Mais il est en même temps ce qui donne le ton au recueil, ce qui le porte et qui, d’une certaine façon, le solidifie puisque la nouvelle finale met en scène le personnage d’Ève, comme le faisait la première nouvelle.

Qui ne connaît pas les personnages bibliques ou n’a pas la curiosité de vouloir en savoir plus sur ceux que Karine Rosso met ici en scène peut se les approprier en faisant fi du contexte religieux dans lequel ils se sont inscrits. Autrement dit, il est possible de faire une lecture laïque du recueil de la jeune auteure, de saisir l’histoire détournée et d’y trouver autant, sinon plus, de plaisir qu’en cherchant absolument comment la réalité contextuelle a été transposée en franchissant les millénaires.

Les premiers pas de Karine Rosso dans l’univers de la nouvelle sont donc assez convaincants; du moins suffisamment pour que j’aie envie de lire un deuxième recueil signé de son nom.

Texte publié dans

L’Hôtel-Dieu de Québec

Filed under: Ailleurs,Signé Lali — Lali @ 15:20

Le premier hôpital d’Amérique du Nord a une longue histoire. Découvrez-la ici.

Face à face

Filed under: Ailleurs,Signé Lali — Lali @ 10:11

D’un côté, le Centre des congrès de Québec et ses fenêtres.

De l’autre, les fenêtres du Hilton.

Au milieu, l’éclairage.

Ce que mots vous inspirent 647

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

L’humour a besoin du doute pour circuler. (Edmond Jabès)

*illustration de Mary GrandPre