Lali

16 avril 2012

Les vers d’Antoine 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Un goéland monte et descend
dans la mer des tranquillités.
Le feuilleté du sens, son chuchotis doux à l’oreille,

émerge des pages du livre ouvert
entre le monde et la fiction du monde.

Antoine Boisclair, Le bruissement des possibles

*choix de la lectrice d’Anita Klein

Des rouges de toutes les couleurs

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:09

Il y a le rouge, mais il y a aussi des rouges. Des rouges de toutes les couleurs. Comme le prouve Jean-François Leblanc avec son premier recueil justement intitulé Rouges, qui dépose ici et là ses couleurs comme le ferait un peintre voulant mettre de l’avant un détail qui passerait inaperçu autrement. Des rouges pas toujours explicites, mais qui sont bien là, dans la mort ou dans la passion, figures dominantes de ce recueil aux textes courts et révélateurs de la douleur de vivre.

Rien n’est deviné
écrire ton prénom
danser
dire ce qu’il me faut traverser
la haine
l’arrogance la mort
ces doigts de ma peur
de vivre.

En quelques lignes surgissent des images, dans lesquelles le sang domine sans qu’il soit inscrit nommément à même les vers. Mais il est là. On ne peut douter de son effet même si on n’en connaît pas la cause. Il enveloppe les mots, leur donne leur rouge.

Si tu veux je t’offre celui qui réclame le
vertige foudroyant que tu portes
,
écrit plus loin Jean-François Leblanc. Et l’image du rouge destructeur surgit. Plus forte que tout.
Comme elle l’est aussi dans ces vers, alors que le rouge s’éteint :

Je cherche notre droit de passage sorte
d’offrande indiscutable consignée par les
photographies décolorées.

D’une image à l’autre, d’un rouge à l’autre, nous apprivoisons l’univers du poète. Ou nous croyons le faire. Sans en avoir l’assurance. Et cela n’est pas important puisque la réponse est ailleurs, dans la perception du lecteur, dans ce qui le touche et qui n’est peut-être pas écrit. La poésie suggère.

Ou, comme l’affiche l’auteur, en guise de dernier poème :
La poésie est un cœur qui existe à l’épicentre du monde.

Rouge, il va sans dire.

Texte publié dans

Du bon Dumas

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 16:49

Ce n’est pas d’hier que j’aime Dumas. Pas un des deux Alexandre mais un Dumas bien de chez nous. Un Dumas prénommé Steve à propos duquel j’ai écrit ici un billet en 2006. Le Dumas qui a remporté le prix Rapsat-Lelièvre en 2005. Celui aussi qui vient de lancer son tout nouvel album L’heure et l’endroit, qui ne laissera personne assis bien tranquille sur sa chaise tant il vous donne envie de bouger.

C’est du Dumas. Du bon Dumas. Avec de jolis textes et du rythme. Tant pis pour ceux qui n’aiment pas (notamment un des critiques du Devoir de mes amis). Moi j’aime. Vous prendrez bien Un aller simple?

La gare du Palais

Filed under: Ailleurs,Signé Lali — Lali @ 12:00

C’est en 1915 que la ville de Québec s’est dotée d’une gare ferroviaire, la gare du Palais, qui a des airs de ressemblances avec le Château Frontenac. Fermée entre 1976 et 1985 afin d’être agrandie et modernisée, elle est devenue lors de sa réouverture la gare routière de la capitale. C’est donc ici même, trois heures après avoir quitté Montréal, qu’a commencé mon périple samedi dernier, alors que je rencontrais des collègues écrivains le matin, passais l’après-midi au Salon international du livre de Québec et soupais avec mon cousin psychiatre et écrivain. Une journée livresque dont j’ai rapporté quelques images que je vous offrirai au fil des prochains jours. Vous voulez bien?

Ce que mots vous inspirent 645

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

La réalité n’est qu’un point de vue. (Philip K. Dick)

*toile de Lodovico Cigoli

Grande première!

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 6:00

Du jamais vu! La toile du dimanche 8 avril a inspiré quatre auteurs, lesquels vivent tous dans le même pays. En effet, Adrienne, Anémone, Armando et Mme de Rénal, qui ont signé les textes qui ont été validés hier, vivent tous en Belgique. Une grande première pour En vos mots qui fêtait hier ses cinq ans.

*toile de l’artiste philippin Fidel Sarmiento