Lali

5 avril 2012

Les vers de Fouad 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

15 mars 83

Il s’assoit au café
Tamise les secondes
Les compte, s’égare
Dans son âge,
Dans les nuages de la mémoire,
Fluviaux,
Les visages passent
Tel le vent dans une locomotive.

Au temps des cafés
Les mains s’encombrent
De peur, de fumée,
Et les visages s’effacent.

Fouad Rifka, La cabane du soufi

*choix de la lectrice de Belinda Del Pesco

Oscar Niemeyer, encore

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:52

C’est le film réalisé par Marc-Henri Wajnberg qui m’a incitée à emprunter à la bibliothèque le livre que le photographe Matthieu Salvaing, qui connaît très bien le Brésil, a consacré à son ami de longue date, l’architecte Oscar Niemeyer.

J’avais envie d’aller plus loin, de me gaver d’images. C’est ce que j’ai fait après avoir lu l’entrevue accordée par l’architecte brésilien à Fritz Uteri, du Jornal do Brasil, laquelle sert d’introduction aux photos qui représentent une partie du travail de Niemeyer. Une entrevue tout en nuances, respectueuse, qui nous montre de belle façon l’ouverture de Niemeyer sur le monde.

Et si les photos de Mathieu Salvaing sont pour la plupart réussies pour les bâtiments, c’est une photo de l’architecte regardant le photographe, pensif, qui est la plus réussie. Je reprocherai tout de même à l’éditeur d’avoir choisi le format d’une suite de photos sans explications suivie d’un index, ce qui est agaçant pour qui veut avoir l’information sans fouiller.

La sonate du jeudi

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 14:00

S’il est un pianiste québécois à propos duquel tout le monde est d’accord, celui qui en est encore à découvrir les œuvres majeures de la musique classique comme le critique le plus difficile qui prétend avoir tout vu et tout entendu, c’est bien Marc-André Hamelin, dont la réputation n’est plus à faire, si bien que ces prochaines semaines vous pourrez assister à un de ses concerts tant au Portugal, en Allemagne, aux États-Unis, au Brésil qu’au Québec.

L’album que le pianiste a consacré à Dukas et à Delvaux en 2006 est un de ceux qu’il me plait d’écouter de temps en temps. Pour la maîtrise de l’artiste. Pour sa sensibilité. Pour la finesse de son interprétation.

Pour le plaisir, voici donc le premier mouvement de la Sonate en mi bémol mineur de Paul Dukas :

Lire au parc

Filed under: Scènes livresques,Signé Armando,Vos traces — Lali @ 10:26

Sous surveillance, les lectrices. Armando faisait le guet tout en prétendant photographier des fleurs…

Ce que mots vous inspirent 638

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Le monde se crée sous mes yeux dans un éternel présent. (Simone de Beauvoir)

*toile de Lori Pensini