Lali

4 avril 2012

Les vers de Fouad 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Chacun des recueils a tenté la lectrice peinte par Yevgeniy Demakov. Pour une raison ou pour une autre. Le titre. La couverture. Un poème en particulier. Jusqu’à ce qu’elle ouvre La cabane du soufi du poète Fouad Rifka, né en Syrie et ayant vécu la majorité de sa vie à Beyrouth et qu’elle y trouve ces vers :

Le poète

Rencontrer le départ,
Habiter l’horizon,
Déchiffrer les langues étrangères
Sur les lèvres qui meurent et demeurent.

Éclairer le chemin,
Intercepter l’avenir
Et de la profondeur de son étoile
Offrir aux distances une fleur et une bien-aimée

Venir avec les saisons,
Vivre dans le sommeil des rochers où tu chantes,
Prier :

Tel est ton pays, tel tu es
Ô poète aux rites étranges.

Une gourmandise

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:46

C’est L’élégance du hérisson qui a fait la renommée de Muriel Barbery. Un roman qui a plu autant qu’il a déplu, mais qui n’a laissé aucun de ses lecteurs indifférent.

L’auteure avait pourtant fait une entrée remarquée six ans avant avec Une gourmandise, qui avait valu à son auteure le Prix du Meilleur Livre de littérature gourmande en 2000. Prix à propos duquel il vous sera difficile de trouver de l’information tant celle-ci semble vouloir ne pas être diffusée, pour des raisons inconnues, fort probablement reliées à la crédibilité du jury. Mais là n’est pas la question.

Parlons plutôt d’Une gourmandise, celle qu’un critique grincheux, malcommode et acerbe veut avaler en guise d’adieu à l’humanité afin de partir avec un goût de paradis sur les lèvres, au cas où celui-ci ne l’attendrait pas. Une gourmandise qu’il veut unique, évocatrice, et à qui il va dédier sa recherche alors que la mort l’attend, dans quelques jours, dans quelques heures. Du coup, cette quête va prendre des allures de sprint alors que sa vie va défiler, ainsi que ceux qui ont été les artisans de ses succès, à toute vitesse, zoomant sur un lieu, un moment, un plat. Ce qui donne lieu à des descriptions qui feront saliver le moins gourmand tant elles sont réussies.

Mais c’est probablement la seule chose qui le soit. Le reste du roman est un peu plat, le personnage du critique gastronomique déplaisant et peu attachant, son entourage sans relief. Mais bon. Il suffit de lire Une gourmandise non pas pour l’étoffe psychologique des intervenants, mais bien pour se mettre l’eau à la bouche. Ce qui, au fond, n’est pas un défaut.

Titre pour le Défi Premier Roman

Louise Bessette, 30 ans de carrière

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 14:55

Louise Bessette fêtait ses 30 ans de carrière samedi dernier à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, trente années qu’elle raconte dans cette vidéo que je vous invite à visionner afin de découvrir cette grande pianiste québécoise dont la réputation n’est plus à faire ici et ailleurs.

Pour l’occasion, elle a présenté dans la même journée trois concerts consacrés à des compositeurs contemporains. Lucie a assisté aux trois concerts et elle en fait un admirable compte rendu ici. Normand a assisté à deux d’entre eux, il en parle ici. J’ai assisté au dernier des trois concerts en leur compagnie.

Je n’ai pas leurs connaissances musicales. Je ne m’aventurerai donc pas à vous faire une analyse poussée. Je vous dirai simplement que ce concert où les mains de Louise Bessette et de Peter Hill se sont entrecroisées sur les touches du Fazzioli le temps d’un Sacre du printemps éblouissant et où les deux pianistes ont interprété côte à côte chacun sur son piano les sept tableaux des Visions de l’Amen du compositeur français Olivier Messiaen avec une belle complicité, était remarquable à tous les points de vue.

Si j’ai choisi ce concert plutôt qu’un des deux autres, c’est parce que je n’ai jamais oublié la conférence qu’avait donné Olivier Messiaen au Collège Marguerite-Bourgeoys en 1979. Et parce que j’avais envie d’entendre ces pièces que je connais fort peu (et fort mal). Bon choix. Louise Bessette et Peter Hill ont donné à ces tableaux plus que des notes, des mélodies et du rythme. Ils leur ont donné des couleurs.

Les premiers crocus de l’année

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 10:35

De près…

D’encore plus près…

Ce que mots vous inspirent 637

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Le plus grand danger pour la plupart d’entre nous n’est pas que notre but soit trop élevé et que nous le manquions, mais qu’il soit trop bas et que nous l’atteignions. (Michel-Ange)

*toile de Guillermo Pérez Villalta