Lali

27 octobre 2011

Les vers de Roland 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Adieu

Je n’ai plus que tes yeux
pour fermer la nuit
je n’ai plus que ta bouche
pour ouvrir le jour
je n’ai plus que tes mains
pour prendre le large
et me perdre à jamais
dans les remous du temps

je n’ai plus que ton amour
qui coule dans mon sang

Roland Giguère, Cœur par cœur

*choix de la lectrice de Virio da Savona

L’enfant d’octobre

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:45

À dire vrai, je n’ai pas lu le quatrième de couverture quand j’ai choisi ce titre au hasard des rayons de la bibliothèque. J’ai juste pensé que c’était un Philippe Besson que je n’avais pas lu.

Et maintenant que j’ai fait mon pensum, que j’ai lu la moindre ligne de ce roman écrit à partir de l’affaire Grégory Villemin qui a fait la une et les beaux jours des Paris-Match et autres magazines de même acabit, s’intéressant de près aux malheurs d’autrui avec photos à l’appui, j’éprouve toujours le malaise que j’ai éprouvé dès les premières lignes.

Comment l’auteur a-t-il pu se glisser dans la peau de Christine Villemin qu’il n’a jamais rencontrée et à propos de laquelle il n’a lu que ce que tout le monde a pu lire? Oui, comment? Comment a-t-il pu lui prêter des mots et des sentiments? L’auteur vous dira qu’il s’agit de fiction, que l’histoire qu’il relate ici en deux temps — les faits et la version de Christine Villemin au je — est inspirée d’un fait réel, mais que le reste est de la fiction.

Mais peut-on se permettre d’écrire de la fiction à propos de personnes qui sont toujours vivantes, à propos d’une enquête non résolue, à propos d’une histoire dont on parle encore dans certaines chaumières? Je me pose la question.

Je ne vois pas l’utilité de ce livre. Je ne lui vois même pas de qualités littéraires. Je ne vois là qu’un écrivain opportuniste qui s’est servi du malheur des autres pour augmenter son lectorat. À mettre à la poubelle.

Ce jeudi, un peu de jazz

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 14:22

Du jazz qui nous arrive de Catalogne. Un album intitulé En la imaginación, signé Sílvia Pérez Cruz y Javier Colina Trio, à propos duquel vous saurez tout en consultant cette page. Un album dont je vous offre la chanson d’ouverture, Debi Llorar Giraldo.

Côté cour 3

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 9:56

Ça donne envie de sortir de chez soi, non?

Ce que mots vous inspirent 523

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Le meilleur moyen de salut est la présence d’esprit. (Proverbe allemand)

*toile de Luong Duong