Lali

15 octobre 2011

Les vers d’Aline 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Petite clé ma voix ensablée
s’échappe au détour d’une phrase
revient parmi les vivants

En proie à des errances
sur le clavier humide
je suis de pierres brûlées
par ce bleu indéfinissable tes yeux

Aline Poulin, Fureur lavande

*choix de la lectrice d’Édouard Vuillard

La musique d’une vie

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 20:02

Dans La musique d’une vie, la vie d’Alexei Berg, promise à la musique, se voit en 24 heures — celles qui précèdent son grand concert qui va lancer sa carrière le 24 mai 1941 — réduite à néant.

Obligé de fuir pour sauver sa peau à l’heure des dénonciations, le jeune homme commencera par se cacher à la campagne chez un oncle avant de se glisser dans la peau d’un soldat dont il va emprunter l’uniforme et l’identité afin de passer inaperçu dans cette guerre qui prend de plus en plus d’ampleur.

Des semaines qui vont devenir des mois puis des années vont finir par effacer la moindre trace de cette vie d’avant, volontairement quand la fille du militaire dont il est le chauffeur décidera de lui enseigner le piano, puis par la force des choses, parce que la vie a décidé de son sort.

C’est un roman grave et dur que celui de Makine sur le pays
de ses racines. Un roman bouleversant où la partition destinée au héros deviendra poussière au même titre que ses rêves, tout comme le deviendront des rêves de nombreux jeunes de son âge dont la vie s’achèvera avant qu’ils n’aient vingt ans.

Pourtant, il y a bien une petite musique là. Dans les marges. Dans les silences. Dans la mémoire de celui qui raconte cette histoire pour la seule et dernière fois de sa vie, et qu’on n’oubliera jamais.

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détails ici

Une totale réussite

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 15:00

J’avoue. Je ne fais pas partie du cercle des inconditionnels de Diane Dufresne. Je ne l’ai jamais vue en spectacle, je ne possède aucun de ses disques, même si je suis en mesure de fredonner quelques-unes de ses chansons. Mais j’aime Kurt Weill. Inconditionnellement. Et toutes les interprétations de la grande Teresa Stratas, native de Toronto. Probablement est-ce pour toutes ces raisons que j’ai pris du temps avant d’écouter ce que le chef Yannick Nézet-Séguin a concocté autour de Kurt Weill en compagnie de Diane Dufresne.

Ce n’est pas le Youkali de Stratas, c’est autre chose. Et c’est très bon. Écoutez :

Ce n’est pas non plus l’Alabama Song de Stratas. C’est autre chose. C’est signé Dufresne. Avec son accent, sa fougue. Écoutez :

Kurt Weill en compagnie de Nézet-Séguin et de Dufresne est une réussite. Une totale réussite. Rien de moins. Et c’est une inconditionnelle de Kurt Weill qui vous le dit.

Les couleurs de la rue des Tilleuls

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 10:54

Des couleurs qui réjouissent le cœur et les yeux!

À vous maintenant!

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:00

La machine à écrire est là, prête à cueillir vos mots. Vous aviez bien l’intention d’en déposer sur la toile de dimanche dernier, n’est-ce pas?

*toile de Janet Hill

La promesse d’une belle journée

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 6:53

Quand le soleil levant offre un tel ciel, on se dit que la journée ne pourra qu’être belle!