Lali

1 octobre 2011

Les poèmes de Normand 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Le matin n’est pas toujours
le lever du jour
et parfois même sa négation
l’impossible lendemain

je le savais déjà
j’ai simplement pris le risque
ultime

Normand de Bellefeuille, Un visage pour commencer

*choix de la lectrice d’Antoine Ferrari

Née Norma Jean

Filed under: À livres ouverts,Mes lectures belges — Lali @ 19:21

En soi, l’idée de faire vieillir Marilyn n’était pas mauvaise, et c’est ce qui m’a poussée à lire Norma, le roman de l’écrivain belge Daniel Charneux. Un court roman qui se déroule dans le désert de Mojave, au sud de la Californie, où Norma Jean s’est installée au lendemain du suicide maquillé dont elle ne fut pas la victime mais le témoin, celle qui gisait à plat ventre dans son lit étant une prostituée qui copiait son idole, parfaite pour créer l’illusion.

Voilà presque un demi-siècle qu’une autre a pris sa place, qu’une autre s’est glissée dans sa peau pour toujours. Le Westwood Memorial Park de Los Angeles accueille chaque jour des visiteurs qui viennent lui rendre hommage. Sans savoir que Norma a échappé à son destin. Ce qui fait sourire celle que la mort a épargnée ce jour d’août 1962.

Ce que nous livre Charneux de cette vie fictive n’est pas sans intérêt. Loin de là. Mais le résultat, un roman où Norma en tant que narratrice parle autant d’elle au « je » qu’à la troisième personne complexifie inutilement la lecture, à mon avis. Une Norma attachante, une Norma blessée à qui manquera toujours un père et qui, toute sa vie, le cherchera, l’espérera, même dans le regard de Clark Gable, son dernier partenaire. Une Norma qui a déjà acheté son cercueil et qui, certains soirs, s’y installe, pour se préparer à ce jour qui va venir, ce qui n’est pas sans rappeler Sarah Bernhardt qui avait acquis à Bruxelles un cercueil dans lequel elle dormait volontiers. Une Norma dont les cheveux sont maintenant blancs, mais toujours permanentés. Une Norma qui s’identifie à celle de Bellini interprétée par Callas, condamnée à mort.

Norma Jean se mourait depuis longtemps dans une vie d’artifices qui ne lui ressemblait pas. Il était temps qu’elle quitte la scène. On allait finir par avoir sa peau. Elle le savait. Et près d’un siècle après sa disparition, alors que la mort la guette, elle jette un regard sur ce qu’elle a été, sur sa vie, ses rêves bafoués, ses illusions comme ses désillusions, grâce à Daniel Charneux, qui lui prête sa plume et son imagination le temps d’un livre, comme l’avait fait Norman Mailer dans ses Mémoires imaginaires de Marilyn. Un livre bien documenté, même si la trame est pure invention, quand il s’agit de mentionner certains faits liés à la vie personnelle de l’actrice, figure mythique du XXe siècle qui a inspiré écrivains, cinéastes, peintres et chanteurs, notamment Nicolas Peyrac, tout autant que journalistes qui n’en finissent plus d’enquêter et qui ont tous leur vérité à proposer au sujet de ce drame qui se noua bien avant son issue un jour d’août il y a presque 50 ans.

Il n’est pas venu le temps où Marilyn, née Norma Jean, sombrera dans l’oubli. Et le regard que pose Daniel Charneux sur celle dont on se souviendra toujours dans son rôle dans Some like it hot aux côtés de Jack Lemmon et Tony Curtis, est loin d’être sans intérêt.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Au revoir, belle avenue!

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 14:10

C’est avec ces dernières photos que nous fermons l’album consacré à l’avenue De Lorimier. Du moins, pour le moment. Il n’est pas dit que je ne ne vous la ferai pas découvrir en hiver…

Les fleurs de l’avenue De Lorimier

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 10:04

Parce que l’avenue n’est pas que jolies fenêtres et balcons invitants, mais aussi fleurie!

Dans 24 heures

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Qu’examine-t-elle ainsi, plume à la main? Serait-ce la toile de la semaine? C’est ce que nous saurons dans 24 heures exactement, en même temps que nous découvrirons les textes que cette dernière aura inspirés.

*toile de Théobald Chartran

Au fil des ans…

Filed under: États d'âme,Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 7:05

Au fil des ans, j’ai fait beaucoup de place à nombre de photographes pour lesquels j’ai même créé des catégories à leur nom. Je ne le regrette pas. Vraiment pas. Cela a été l’occasion pour moi, comme pour vous, de découvrir des lieux et des regards.

Mais le temps n’étant pas élastique, et parce que j’ai décidé de consacrer quelques heures par semaine à un projet dont je vous ferai part en temps et lieu, il y aura moins de photos qui ne sont pas les miennes au pays de Lali. Beaucoup moins.

Non, non, je ne vais pas consacrer quelques heures par semaine au golf, même si la scène ici a été prise des grilles du golf municipal. Mais sûrement à un banc, un fauteuil, une chaise. C’est une nouvelle activité liée à la lecture dont il s’agit.

À suivre, donc. Et tous mes remerciements à ceux et celles qui ont beaucoup collaboré aux pages de ce pays grâce à leurs photos. L’aventure n’est pas finie.