Lali

26 septembre 2011

Quelques poèmes de Coppée 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Nostalgie parisienne

Bon Suisse expatrié, la tristesse te gagne,
Loin de ton Alpe blanche aux éternels hivers;
Et tu songes alors aux prés de fleurs couverts,
A la corne du pâtre, au loin, dans la montagne.

Lassé parfois, je fuis la ville comme un bagne,
Et son ciel fin, miré dans la Seine aux flots verts.
Mais c’est là que mes yeux d’enfant se sont ouverts,
Et le mal du pays me prend, à la campagne.

Le vrai fils de Paris ne regrette pas moins
Le relent du pavé que, toi, l’odeur des foins.
Montagnard nostalgique, – il faut que tu le saches. –

Mon cœur, comme le tien, fidèle et casanier,
Souffre en exil, et l’air strident du fontainier
Me ferait fondre en pleurs ainsi qu’un Ranz des Vaches.

François Coppée, Promenades et intérieurs

*choix de la lectrice de German Bezlukladnikov (dont toute trace a disparu)

L’inconnue du Mans

Quand Jack Chaver, étudiant en journalisme, le héros de L’inconnue du Mans, croise à la gare une femme nommée Pacifique, il ne sait pas encore ce qui l’attend de l’enquête que constitue ce roman de Pierre Coran destiné aux ados. Il sait juste qu’elle attire sa curiosité. Et encore plus quand il découvre qu’elle s’installe au même hôtel que lui.

Ni vous ni moi n’aurions eu l’idée d’enquêter sur elle parce qu’on l’a croisée deux fois dans la même journée. Ni de fouiller sa chambre ou de faire l’aller retour Le Mans-Montreuil afin d’aller voir où elle habite. Pas plus que de se joindre à un groupe qu’elle fréquentait afin d’en savoir plus ou de manger avec un homme qui semble la connaître. Enfin, pas moi. Je n’enquête pas sur les gens que je croise et à qui je n’ai jamais adressé la parole. J’ai donc eu beaucoup de mal à comprendre les agissements de Jack Chanver. Et encore plus à ne pas trouver énorme une coïncidence faisant de Jack un sosie du fils disparu de l’inconnue du Mans, lequel est disparu depuis cinq ans.

Pour tout vous dire, ce n’est pas parce que le roman est destiné aux ados qu’on peut leur faire gober n’importe quoi. Et de nos jours, soit dit en passant, les photographes qui ne sont pas passés au numérique sont plutôt rares. Un autre détail, en plus des coïncidences nombreuses, qui risque de faire décrocher tout jeune lecteur. Dommage. Je conservais un si bon souvenir de La mémoire blanche, du même auteur.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Maam Bolduc

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 15:41

Voilà 45 ans que Maam Bolduc est une figure de proue du Plateau Mont-Royal et plus particulièrement de l’avenue De Lorimier. Pour découvrir ce lieu, un tour ici s’impose.

L’avenue De Lorimier, le temps de quelques billets

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 10:35

C’est entre la rue Sherbrooke Est et la rue Gilford que l’avenue De Lorimier est remarquable, comme vous pourrez le lire ici, dans un article qui relate l’histoire d’un quartier et le développement architectural et commercial d’une de ses avenues importantes. Et parce que j’ai toujours été séduite par cette portion de l’avenue De Lorimier, notamment durant les douze ans où j’ai habité ce quartier, m’est venue l’envie de la photographier de long en large à votre intention.

En guise d’introduction à cette série de billets qui seront échelonnés au fil de la semaine, une vue du pont Jacques-Cartier, prise de cette avenue, quand on regarde plein sud.

Ce que mots vous inspirent 500

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Toutes les choses de grâce et de beauté qui sont chères à notre cœur ont une origine commune dans la douleur. Prennent naissance dans le chagrin et les cendres. (Cormac McCarthy)

*toile de Baltasar de Echave y Orio

Le thé du lundi matin

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 5:33

Théière, tasse, livre, encrier, tout est en place pour bien commencer la semaine. Et si, dès que votre thé sera à point, vous ouvriez le livre sur la table? Vous aurez la joie d’y lire Chris à nouveau, ainsi que Denise, Joye et Lou, qui nous font la joie d’écrire régulièrement quelques lignes, et bien entendu Armando qui, vacances pas vacances, beau temps mauvais temps, n’a jamais raté ce rendez-vous dominical.

À vous tous, merci d’être là!

*toile de Marie van Regteren Altena