Lali

20 September 2011

Les vers de Bella 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

giust-amy-2.jpg

Histoire de pluie et autres poèmes réunit des textes publiés entre 1957 et 2006 par la poète russe Bella Akhmadoulina, décédée à l’automne 2010. Traduits par Christine Zeytounian-Beloüs, ces poèmes d’une figure marquante de la littérature russe trop peu connue, sinon pas du tout, des francophones, nous donnent à découvrir une voix forte et ample, qui a d’emblée séduit la lectrice peinte par Amy Giust, qui a choisi ces vers à votre intention :

Hiver

Ô geste de l’hiver,
d’une froideur appliquée.
L’hiver a quelque chose
d’une tendre médecine.

Puisque la maladie
lui tend les mains, confiante,
du fond de sa souffrance
et de l’obscurité.

Cher hiver, soigne-moi,
mon front sera marqué
du baiser curatif
de ton anneau glacé.

La tentation grandit
de me fier aux mensonges.
Dévisager les chiens
et enlacer les arbres.

Pardonner, comme par jeu,
d’un élan, dans un virage,
finir de pardonner
pour pardonner à d’autres.

Copier ce jour d’hiver
et son ovale vide,
Être à jamais en lui,
comme une simple nuance.

Et cesser d’exister,
faire naître au-delà du mur
non mon ombre mais la clarté
que je ne cacherai plus.

Un roman belge, affirme l’auteur

Filed under: À livres ouverts,Mes lectures belges — Lali @ 20:01

Si le surréalisme, belge de surcroît, ne vous fait pas peur, Les trous de la rue Lartoil, roman paru en 1990 pour lequel Pascal Samain a reçu le Grand prix de l’humour noir, est tout à fait pour vous.

L’action se déroule en 1960 dans le Borinage (mais il n’est pas interdit de faire parfois appel au futur pour éclairer le présent) alors que le fils Ducoron, nanxieux comme son père, se pose des questions sur ses origines. Tout cela se passe rue Lartoil, où se côtoient d’improbables personnages, où on se livre à de curieux échanges et pas seulement des dialogues, dans une langue savoureuse aux mots souvent inventés mais dont on comprend aisément le sens sans ajout d’un lexique. Il y est question de la mort, du sens de l’existence, de la médecine (il y a chez les Ducoron une encyclopédie médicale aux planches anciennes qui sont reproduites dans le roman, laquelle appartient à la mère du gamin, spécialiste des piqûres), de la famille, du Congo, de l’amitié et de bien d’autres choses.

Il s’agit d’un roman belge. Si, si, et ce n’est pas péjoratif. Au contraire. L’auteur se plait d’ailleurs à le rappeler régulièrement au fil des chapitres, et il ne peut en être autrement. Belge. Parce que le surréalisme en est l’essence et que tout y est sérieux sans l’être, à moins que rien ne le soit. Un roman débridé. Savoureux de la première à la dernière page. Pour qui apprécie le surréalisme.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

challenge.gif

Les promenades d’Armando 6

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 14:17

Et voilà maintenant qu’Armando voit vert!

Une jolie fleur sur ma route

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 10:15

Et une qui savait danser de plus!

Ce que mots vous inspirent 496

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Le mal du pays, c’est s’ennuyer de ces rares personnes qui nous comprennent à demi-mot. [Bernard Arcand]

*toile de John White Alexander