Lali

17 juin 2011

Les territoires d’Andrée 5

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Passage souterrain

Les printemps sonnent creux
Quand tarit la parole

Quand tarit la parole
Et se dissipe le chant

Plus de largesses
Plus de mémoire solaire
Plus d’amour flamboyant

Disparue la prodigue hirondelle
Qui embrase de ses ailes
Les cendres de la nuit

Au loin
L’horizon s’exile
Au loin
La promesse pâlit.

Andrée Chedid, Territoires du souffle

*choix de la lectrice de Gary McMillan

Un roman qui heurte

Filed under: À livres ouverts,Mes lectures belges — Lali @ 20:36

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La narratrice de Ma robe n’est pas froissée de l’auteure belge Corinne Hoex ne laisse rien paraître des coups et des humiliations qu’elle subit. Elle encaisse, garde tout pour elle, subit. Si les remarques désobligeantes pleuvent sur elle, c’est sûrement qu’elle est une mauvaise fille. Si ses parents l’agressent avec des mots, c’est qu’elle le mérite. Si son fiancé, dont les bonnes manières et la belle éducation plaisent à ses parents, la frappe, ce n’est pas grave. Un peu de fond de teint réparera le tout. Il suffit juste de ne pas sourire quand la bouche nous fait trop mal.

Il n’y a rien de gai dans le roman de Corinne Hoex, il faut en convenir. Il n’y a qu’une petite fille qui devient une adolescente puis une femme qu’on malmène, qu’on blesse. Et qui finit par accepter, ne comprenant pas les raisons de toute cette haine, de toute cette agressivité, par se taire et culpabiliser. Parce qu’elle n’est pas en mesure de se révolter. Parce qu’elle ne s’en sent pas la force. Parce qu’elle n’a aucun appui. Parce qu’elle n’a ni amis ni famille. Parce qu’elle ne se sent pas la force de fuir. Pour aller où? Vers d’autres blessures? Elle reste donc. Le fiancé disparu, le père décédé, il reste à la narratrice une seule chose : attendre la mort de sa mère pour que commence — peut-être — une nouvelle vie.

Non, il n’y a rien de gai dans Ma robe n’est pas froissée. Tout y est triste et nous heurte, l’écriture incisive et le pouvoir d’évocation de Corinne Hoex y étant pour quelque chose. Ce qui en fait un roman réussi mais à éviter les jours de spleen.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Les balcons de Madrid

Filed under: Vos traces — Lali @ 17:24

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Lou, sachant à quel point j’aime les balcons, a retrouvé cette photo prise à Madrid il y a deux ans, qui nous donne à découvrir collés les uns aux autres quelques balcons…

Les hibiscus du vendredi

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 12:45

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Ceux photographiés chez ma sœur. Magnifiques, non?

Dvořák, ça vous va?

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 9:26

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Le violoniste canadien James Ehnes, natif du Manitoba, avait à peine 11 ans lorsqu’il reçut en 1987 le Grand prix dans la catégorie des cordes au Concours de musique du Canada. Prix qui sera suivi de nombreux autres au fil des ans et de sa carrière internationale, et dont le plus récent est l’Ordre du Canada qu’on lui a décerné en 2010. Avec Romantic pieces, album concocté avec la complicité du pianiste Eduard Laurel et paru en 2005, ce sont trois compositeurs tchèques qui sont mis à l’honneur : Anton Dvořák, Leoš Janáček et Bedřich Smetana. Un album brillant, enlevant duquel j’ai tiré les deux premiers mouvements de l’Opus 75 des Pièces romantiques de Dvořák.

Ce que mots vous inspirent 429

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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C’est parfois d’une situation désespérée que jaillit l’espoir. [Lao She]

*toile de Leonardo Alenza

À l’heure du Portugal 121

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Mariana Correia interprétant Fado Vitoria

*choix de la lectrice d’Aline Jansma