Lali

19 mars 2011

Quelques poèmes de Verhaeren 8

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Fut-il en nous une seule tendresse,
Une pensée, une joie, une promesse,
Que nous n’ayons semée au-devant de nos pas?

Fut-il une prière en secret entendue,
Dont nous n’ayons serré les mains tendues
Avec douceur sur notre sein?

Fut-il un seul appel, un seul dessein,
Un vœu tranquille ou violent
Dont nous n’ayons accéléré l’élan?

Et, nous aimant ainsi,
Nos cœurs s’en sont allés, tels des apôtres,
Vers les doux cœurs timides et transis
Des autres,
Ils les ont conviés, par la pensée,
À se sentir aux nôtres fiancés,
Àproclamer l’amour avec des ardeurs franches,
Comme un peuple de fleurs aime la même branche,
Qui le suspend et le baigne dans le soleil;
Et notre âme, comme agrandie, en cet éveil,
S’est mise à célébrer tout ce qui aime,
Magnifiant l’amour pour l’amour même,
Et à chérir, divinement, d’un désir fou,
Le monde entier qui se résume en nous
.

Émile Verhaeren, Les heures claires

*choix de la lectrice de Jean de la Hougue

La fierté de n’avoir pas pleuré

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:43

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Ida Grinspan et Bertrand Poirot-Delpech se sont rencontrés à Auschwitz en 1988. Elle n’y avait pas mis les pieds depuis 43 ans. Depuis, elle y est retournée plus d’une vingtaine de fois, accompagnant des groupes de jeunes à qui elle relatait son histoire, celle d’une adolescente de 14 ans arrachée à un village du Poitou parce qu’elle était née juive et à qui on a tout enlevé de sa vie d’avant, son sac, ses vêtements, ses boucles d’oreilles. Une adolescente qui a mis des jours à comprendre que la fumée là-bas, ce n’était pas celle d’une usine mais d’un crématoire. Une adolescente qui n’a pas pleuré devant l’ennemi, face à la souffrance et aux humiliations. Une adolescente qui a survécu et qui, en 2002, a senti le besoin de raconter.

Et c’est ce quelle fait, page après page, sa voix s’entremêlant à celle de Bertrand Poirot-Delpech. Et c’est ce qui m’a agacé dans ce récit : les interventions de celui-ci et le chevauchement des extraits où Ida raconte alors qu’il ajoute des remarques. J’aurais préféré un récit plus linéaire où Ida Grinspan aurait pris toute la place.

Il n’en reste pas moins qu’il est des moments qu’elle raconte qui sont bouleversants. Le fait que ce soit des gendarmes français qui l’aient inculpée et pas des Allemands. La solidarité entre les prisonnières. Celles qui ont été là pour elle et à qui elle doit la vie. Et le fait qu’elle considère Auschwitz comme le lieu de sépulture de ses parents.

Non pas un récit parmi tant d’autres. Mais un autre cri. Et la fierté de n’avoir pas pleuré.

Un jardin parsemé de M

Filed under: Vos traces — Lali @ 16:33

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Merle, merlette (en compagnie d’un rouge-gorge) et mésange font les beaux jours du jardin de lanourse. Il ne manque qu’un moineau!

Le marronnier officiel

Filed under: Vos traces — Lali @ 13:54

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Un marronnier qui a tout un passé derrière lui et que Denise est fière d’avoir photographié. Pour la petite histoire, c’est ici.

Bientôt moi aussi…

Filed under: Scènes livresques,Signé Armando,Vos traces — Lali @ 9:38

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La neige qui a fondu depuis quelques jours me donne à rêver… À rêver que moi aussi dans pas trop longtemps je pourrai me trouver un banc pour lire dehors comme la lectrice qu’Armando a dénichée pour nous à Bruxelles…

Bien songeur

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Le personnage peint par l’artiste John Singleton Copley semble bien songeur. Est-ce la toile de la semaine qui lui fait cette effet-là? C’est ce que nous saurons demain alors que tous les commentaires seront validés. Puissent-ils être nombreux!