Lali

12 mars 2011

Quelques poèmes de Verhaeren 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Le recueil du poète Émile Verhaeren, figure majeure de la littérature belge mais trop peu connu selon ceux qui l’apprécient — dont je suis —, Les heures claires, publié en 1896, attendait la lectrice peinte par Lilla Cabot Perry. Laquelle s’est longuement attardée avant de s’arrêter sur ces vers :

Comme aux âges naïfs, je t’ai donné mon cœur,
Ainsi qu’une ample fleur,
Qui s’ouvre pure et belle aux heures de rosée;
Entre ses plis mouillés ma bouche s’est posée.

La fleur, je la cueillis avec des doigts de flamme,
Ne lui dis rien : car tous les mots sont hasardeux
C’est à travers les yeux que l’âme écoute une âme.

La fleur qui est mon cœur et mon aveu,
Tout simplement, à tes lèvres confie
Qu’elle est loyale et claire et bonne, et qu’on se fie
Au vierge amour, comme un enfant se fie à Dieu.

Laissons l’esprit fleurir sur les collines
En de capricieux chemins de vanité,
Et faisons simple accueil à la sincérité
Qui tient nos deux cœurs vrais en ses mains cristallines
Et rien n’est beau comme une confession d’âmes
L’un à l’autre, le soir, lorsque la flamme
Des incomparables diamants
Brûle comme autant d’yeux
Silencieux
Le silence des firmaments
.

Un cahier bleu vite oublié

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:31

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À cause de deux petits détails, je me suis plongée dans Le cahier bleu d’André Juilliard. Le premier : c’est une toile d’Edward Hopper représentant une jeune femme en train de lire une lettre qui a inspiré au dessinateur de bande dessinée (entre autres des 7 vies de l’épervier) le personnage de Louise Lemoine. Le second : l’héroïne du Cahier bleu est une Québécoise vivant à Paris. Et comme elle le précise elle-même au détour d’un phylactère, elle n’a pas un accent canadien mais un accent québécois. Ce qui m’a bien sûr fait sourire.

Or, Le cahier bleu offre une intrigue bien mince. Dans la première partie, un voyageur du métro s’éprend d’une jeune femme aperçue alors que son wagon s’est immobilisé à la hauteur de ses fenêtres absentes de tout rideau. Pas vraiment intéressée par Armand, cet admirateur qui est fou d’elle, elle le laisse tomber au profit de Victor, rencontré lors d’un concert au Châtelet et revu par hasard.

Celui-ci s’avère être un ami de l’éconduit, découvrira-t-on dans la deuxième partie, à la faveur d’un cahier bleu, le journal de Victor, envoyé à Louise sous le couvert de l’anonymat. Et c’est dans ce cahier qu’on découvrira que la rencontre entre Louise et Victor n’a jamais été fortuite. Victime lui aussi d’un coup de foudre lors d’un arrêt de wagon, Victor a poursuivi Louise tout en la laissant croire au hasard.

La troisième partie nous apprendra la mort d’Armand et servira à l’élucider. Voilà sommairement ce que propose Le cahier bleu où les dessins sont beaucoup plus intéressants que l’histoire et où les détails qui m’avaient donné le goût de lire cette bande dessinée comptent pour bien peu dans la balance. Voilà un cahier que je risque d’oublier assez vite. Dommage.

Un village dans les falaises

Filed under: Vos traces — Lali @ 14:16

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C’est à Larroque (dans le Tarn) que Lou nous emmène aujourd’hui. Et sous un ciel bleu, de plus!

Ça papillonne en Suisse

Filed under: Vos traces — Lali @ 12:24

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Et pour l’occasion Denise a troqué son filet contre son appareil photo!

Une heure de moins…

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Mais qu’écrit-il ainsi en ce samedi matin? Serait-ce un texte destiné à la toile de la semaine? Peut-être devrais-je lui dire qu’il a une heure de moins devant lui parce que chez nous c’est cette semaine que nous avançons les aiguilles de l’horloge?

*toile de Louis-Jacques David

Les trois ourses

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 7:14

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L’article que voici le confirme : le printemps est à nos portes.

Ah oui? Je demeure sceptique. Ça floconne encore et les bancs de neige me semblent bien hauts pour que le printemps ne tarde pas… Les ourses auraient-elles du flair?

*toile d’EMC Eguimenda