Lali

28 février 2011

Les mots de Stefaan 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Lune déclinante

Un bord d’ongle
à contre-jour :
fermant la boucle,
le poids mouche.

Mince faucille
à contre-nuit,
bandelette si
fine, farouche.

N’existant guère
qu’en apparence,
figure éphémère
de contredanse
où la nuit noie le
pollen d’étoiles.

Stefaan Van Den Bremt, Racines d’un nuage

*choix de la lectrice peinte par Dorie Cook

Ce battement d’ailes

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Il le semble l’entendre
Il vient de loin
Du bout du monde
Ce battement d’ailes
Qui m’éveillera
D’un trop long sommeil

(février 2011)

*toile de Cindy Delpart

Le doute comme personnage central

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 20:02

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Lors du 12e Festival international de littérature Métropolis bleu à Montréal en avril 2010, Lídia Jorge a participé à une table ronde où elle a longuement parlé d’écriture et du rôle de la poésie dans la littérature portugaise, laquelle est immensément présente dans le roman, genre qu’elle pratique depuis trente ans. Une poésie pas au sens propre, mais une poésie dans la façon de créer des images, de susciter des impressions, de créer des atmosphères.

Et c’est ce qu’elle fait avec succès dans La dernière femme, un roman qui raconte les cinq jours que passe l’Ingénieur en compagnie d’Ana/Anita, de trente-cinq ans sa cadette, dans un lieu reculé, où la confidentialité est assurée et où s’agite un personnel aux limites du presque surréalisme.

L’Ingénieur, homme organisé, prévoyant, faisant des plans pour tout et pour rien et ne dérogeant jamais à ses habitudes quotidiennes et sacrées, en s’isolant ainsi avec une jeune femme dont il s’est épris, va vivre ne cinq jours plus d’émotions troublantes qu’il n’en a vécues dans les presque soixante années de vie. C’est ce trouble qui nous est raconté dans les moindres détails tout comme les questions et les doutes qui l’assaillent à mesure que progresse l’histoire. Des questions qui concernent ce lieu appelé la Maison du Bouquin (où il n’y a pas de livres, ce qui nous donne à penser qu’il s’agit sûrement là d’un jeu de mots faisant référence à un des sens du verbe « bouquiner »), qui concernent aussi Ana, ce qu’il éprouve pour elle, ce qu’il compte faire au bout des cinq jours.

La dernière femme est un livre envoûtant, comme peut être envoûtante Ana aux gens de l’Ingénieur. Déroutant comme peut être déroutante la situation dans laquelle il se trouve. Et dont la chute, le fait de raconter cette histoire jusqu’à un dénouement auquel on ne s’attend pas une libération pour qui l’a vécue. Un grand, très grand roman. « Car Lídia Jorge célèbre le doute comme d’autres le soleil dans le petit matin rose. Humaine et jamais dupe, charnelle jusqu’à la morsure, elle participe d’une littérature plus proche de Dante que de Balzac », affirmait Catherine Argand dans la revue Lire.

Étagères

Filed under: Couleurs et textures,Les trouvailles de Lali — Lali @ 17:18

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Chez moi, poètes de toutes les époques, de tous les horizons, se côtoient, que leurs écrits soient en prose ou que leurs vers riment.

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Sur une autre tablette, essais sérieux sur le théâtre font un clin d’œil aux dramaturges québécois tandis que traînent sur un bout de tablettes quelques scénarios et biographies consacrées aux acteurs qui firent les beaux jours d’une époque révolue du cinéma américain.

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Ailleurs, vestiges du passé, ces romans légers, faciles à lire qu’on dévorait non pour l’écriture, mais pour les histoires. Presque dissimulés au milieu des autres et dont on ne se cache pas. Oui, j’ai lu des romans de Konsalik, de Jean-Pierre Ferrière, de Marcelyne Claudais et de nombre d’autres qui ont fait le succès de la collection J’ai Lu.

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Beaux livres sont ailleurs. Ils traitent surtout de peinture. Et dès que j’ouvre l’un d’eux j’oublie les heures et parfois de manger.

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Grammaires, dictionnaires, guides typographiques et autres outils ne sont jamais à leur place. Il y en a toujours au moins trois qui se promènent, qui suivent mes pas ou s’arrêtent en chemin, aussi indisciplinés que leur maîtresse. Et il est presque certain qu’il en sera toujours ainsi.

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Étagères qui croulent. Reflet de la vie au quotidien d’une dévoreuse de livres qui n’en a pas fini de se gaver. Telles sont mes étagères où font bon ménage des auteurs qui ne se salueraient pas s’ils se croisaient.

Étagères organisées pour le propriétaire, désordonnées pour celui qui les examine. Telles sont mes étagères. Telles sont celles de l’artiste Victoria Reichelt que je vous invite à découvrir plus longuement en visitant le site qui lui est consacré.

Escale à Ceillac

Filed under: Signé Chantal,Vos traces — Lali @ 13:24

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Le temps de quelques photos, arrêtons-nous à Ceillac, au cœur du Queyras, en compagnie de Chantal qui a même trouvé un guide sur place!

Les nouvelles sont bonnes?

Filed under: Scènes livresques,Signé Armando,Vos traces — Lali @ 10:22

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C’est la question qu’on a envie de poser au lecteur photographié par Armando, non?

Ce que mots vous inspirent 350

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Même pour le simple envol d’un papillon tout le ciel est nécessaire. (Paul Claudel)

*toil de Milton Avery

Un simple clic…

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 6:38

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Peut-être avez-vous traîné au lit hier, inspirés par les toiles du jour, et n’avez-vous pas lu les textes suscités par la toile de dimanche dernier? Qu’à cela ne tienne, même s’ils sont bien rangés sur les rayons, un simple clic vous permettra de retrouver les textes signés Armando, Chantal, Denise et Lou.

*toile de Concetta K. Antiko