Lali

18 février 2011

Les vers d’Anna 5

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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La nuit, lorsque je dors

La nuit, lorsque je dors et qu’un ciel inutile
Arrondit sur le monde une vaine beauté,
Quand les hautes maisons obscures de la ville
Ont la paix des tombeaux d’où le souffle est ôté,

Il n’est plus, morts dissous, d’inique différence
Entre mon front sans âme et vos corps abolis,
Et la même suprême et morne tolérance
Apparente au néant le silence des lits
!

Anna de Noailles, L’honneur de souffrir, in Anna de Noailles (Seghers)

*choix de la lectrice de Konstantin Istomin

L’histoire de Jaï

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 19:09

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En ce début du XXIe siècle, il y a encore des esclaves sur notre planète, et qui plus est, des enfants qui le sont, devons-nous le constater avec tristesse, rage au cœur et parfois impuissance.

Et c’est ce fait que s’appliquent à dénoncer dans un album empreint de poésie l’écrivain Paul Thiès et l’illustrateur Christophe Merlin, un album qui met en scène Jaï, petit Indien qui travaille dans une usine de tapis.

Jaï est un enfant à qui on vole sa jeunesse, un enfant qu’on traite avec mépris, qu’on bat. Et pourtant, alors qu’il vivait encore dans son village et avant qu’on ne le vende au directeur de la fabrique, Jaï était considéré comme un sorcier à cause de son regard et des pouvoirs magiques qu’on lui attribuait. Nous le verrons d’ailleurs exercer ses exploits, le temps d’une promenade sur un tapis volant avant qu’il ne retourne à son quotidien dont il finira par s’échapper pour faire l’apprentissage d’une liberté que tout lecteur, petit ou grand, lui souhaite.

Le sujet du travail des enfants n’étant pas facile à aborder, il fallait beaucoup de finesse (voire de sagesse) pour sensibiliser sans dramatiser. Et le fait que Paul Thiès ait opté pour le conte plutôt que le documentaire ne rend pas les choses moins graves, mais cela apporte à l’album illustré par Christophe Merlin (assez joliment) un peu de douceur dans ce monde de brutes.

Un bémol toutefois : le personnage de la fille du patron de l’usine (que Jaï trouve très belle) qui n’ajoute rien du tout à l’histoire et dont je ne vois pas du tout l’utilité.

Un bel album sur un sujet rarement développé qui devrait se retrouver sur les rayons de toute bibliothèque ouverte sur le monde, sur ses beautés comme sur ses injustices.

La Baie, Montréal

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 17:12

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Le bâtiment n’a rien perdu de sa superbe au fil des ans. Mais qui le regarde encore alors que ce qui intéresse les clients est à l’intérieur?

Un avant-goût du printemps

Filed under: Vos traces — Lali @ 14:56

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Rien de tel que des tulipes pour nous donner espoir qu’il est en route et Denise qui a pris ces photos à Genève le sait bien!

Au pays de Sarah

Filed under: Couleurs et textures,Les trouvailles de Lali — Lali @ 12:27

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C’est enfant, alors qu’elle vivait en Nouvelle-Zélande, que Sarah Wilkins a commencé à dessiner. Depuis, elle a beaucoup voyagé et dessiné, avant de se poser à Paris où elle travaille à la pige comme illustratrice pour des clients en Europe et aux États-Unis. Je vous invite à faire sa connaissance et à découvrir des scènes tout aussi évocatrices mais moins livresques que celles que je vous propose en cliquant ici.

Ce que mots vous inspirent 344

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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La véritable réalité est toujours irréaliste. (Franz Kafka)

*toile de Samella Lewis