Lali

14 janvier 2011

Quelques haïkus 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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le ciel plus bas
après le passage des oies
soir de septembre

Micheline Beaudry, Carpe Diem. Anthologie canadienne du haïku/ Canadian Anthology of Haiku

*choix de la lectrice d’Arturo Gordon Vargas

LE grand roman d’amour portugais

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:43

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« Personnages de roman, ils vivent leur vie comme des acteurs jouent une pièce, et ils brouillent à volonté les frontières entre le réel et le romanesque. Les personnages d’Amour de perdition agissent exactement comme les romantiques de 1850. On peut dire qu’ils sont de la même trempe. Simon Botelho et Thérèse d’Albuquerque appartiennent à cette génération de Portugais qui entend faire de la vie une destinée et parfaire cette destinée comme une œuvre d’art, ciselant l’adversité comme une stèle de marbre. »

Cette citation, tirée de la préface de Jacques Parsi, le traducteur, exprime à elle seule et mieux que je ne le ferais ce qu’est et ce que représente Amour de perdition, le grand roman d’amour portugais à quelques reprises adapté pour le cinéma et dont la version cinématographique de Manuel de Oliveira est, paraît-il, remarquable.

Roman écrit en prison alors que Camilo Castelo Branco et la femme mariée qu’il avait enlevée étaient incarcérés pour adultère, l’auteur a affirmé à propos de celui-ci : « J’ai écrit ce roman en quinze jours, les plus tourmentés de ma vie. » Inspiré par les amours contrariées de son propre oncle (Simon), le roman relate la passion de celui-ci pour Thérèse, sa jeune voisine, une passion partagée par celle-ci.

Mais c’est sans compter sur la haine du père de Thérèse envers le père du jeune homme. Tadeu d’Albuquerque a d’autres intentions pour sa fille que celle de la voir unie à ce vaurien, fils de son ennemi juré et promet celle-ci à Balthasar, son neveu, lequel sera tué par Simon après nombre de péripéties que je n’énumérerai pas. Un crime pour lequel il sera emprisonné tandis que la belle Thérèse sera enfermée au couvent.

Loin l’un de l’autre et s’appartenant à jamais, ils trouveront bien entendu le repos dans une mort qui les réunira puisque dans cette vie il ne leur a pas été permis de s’aimer en toute liberté.

Un roman teinté du plus pur romantisme qui propose en plus de l’histoire d’amour qui nous est contée un regard sur cette société où on se débarrasse facilement de qui nous nuit et où les saintes ne se trouvent pas dans les couvents.

Mais d’où vient l’ivresse?

Filed under: Scènes livresques,Vos traces — Lali @ 16:57

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Des livres ou du café? Denise qui a pris cette photo et le propriétaire de ce café-librairie de Genève ont peut-être la réponse!

Quand on regarde où on marche

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 11:18

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On voit parfois son ombre, mais pas toujours! En tout cas, pas à l’heure où Armando a pris cette photo!

Ce que mots vous inspirent 319

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Il suffit parfois d’être épaté par quelqu’un pour lui faire totalement confiance. (Andreï Kourkov)

*toile de Pompeo Batoni

Il suffit parfois

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 6:43

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Lumière qui tremble sur la ligne d’horizon, si semblable à mon cœur qui vacille et hésite lui aussi. Il suffit parfois de quelques mots pour la rendre vive ou l’assombrir.

*toile d’Asako Yukiko