Lali

13 décembre 2010

Sur les traces de Simone Routier 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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L’œuvre de la Québécoise Simone Routier (1901-1987) reste trop peu connue, voire méconnue auprès des lecteurs. C’est peut-être la raison qui a poussé la lectrice peinte par Mark Latos à ouvrir son recueil Comment vient l’amour et autres poèmes qui réunit des poèmes extraits de recueils publiés au fil des ans.

« Il ne s’agit pas de faire de Simone Routier l’une de nos contemporaines : sa poésie est marquée au sceau de son époque. Mais on y remarque aussi une constante recherche esthétique, un désir d’innovation, de belles audaces. Et surtout, cette œuvre nous fait entendre une voix authentique, une voix curieuse, avide de vivre et d’aimer, à l’écoute de soi et du monde, malgré les inquiétudes, les doutes et les déceptions qui surviennent au fil de l’existence. Cette poésie continue d’étonner et de séduire », affirme Louise Dupré dans la préface. Ainsi en témoigne ce poème choisi par la lectrice de ce soir :

Comment vient l’amour

Nos yeux s’étaient croisés vaguement par hasard :
Tu m’étais apparu terne, telle une image
Incolore, perdue au fond de mon regard
Qui ne sut rien garder alors de ton visage.

Je te revis plus tard. Cette fois ton profil
Se grava dans mon cœur en médaille ingénue,
Avec ton front hautain, ton sourire subtil
Et le mâle dessin de ta lèvre charnue.

Rêveuse, je me dis qu’il m’eût été bien doux
De toucher tes cheveux et le creux de ta tempe,
De glisser tendrement des secrets chauds et fous
À ton oreille, et, comme en traçant une estampe,

D’attarder mon désir au contour de tes traits…
Alors j’eus nettement l’impression aiguë
De voir soudain l’amour, incisif comme un trait,
Jaillir de ta prunelle en mon âme vaincue.

L’obsession de toi prit mon cerveau dément
Et ta propre pensée afflua dans mes veines,
Me versant un étrange, un sourd enchantement,
Et je subis l’émoi d’une enivrante peine.

Un bon divertissement

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 20:06

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Aaron Edward Hotchner est né à Saint. Louis il y a de cela 90 ans. Bien que diplômé en droit, il ne pratiqua guère la profession d’avocat, puisqu’après la guerre, où il avait été journaliste militaire, plus rien ne l’intéressait qu’écrire. Il se fit donc au fil des années dramaturge, romancier, biographe (notamment d’Ernest Hemingway, avec qui il a entretenu une amitié qui a duré 14 ans et plus récemment de Paul Newman, dont il fit la connaissance en 1956 et qui demeura son ami jusqu’à la fin) et éditeur.

Dans L’espion vivait au Ritz (traduction de The Man Who Lived at The Ritz, roman publié en 1981), il raconte l’histoire de Philip Weber, jeune homme insouciant qui vivait à Paris — au Ritz, plus précisément — depuis une douzaine d’années, lequel verra son univers et sa vie basculer du tout au tout lorsqu’il acceptera de surveiller pour Goering le transport d’œuvres d’art volées aux Juifs et que sa destinée se trouvera mêlée à celles de deux femmes, dont l’une travaille pour la Résistance.

Un roman qui met en scène Man Ray, Coco Chanel et Charles Ritz, des membres de la Résistance. Un roman qui nous fait voir les travers de Goering, les magouilles, les collabos. Un roman dont on peut se demander si le héros en sortira vivant alors qu’il se voit poursuivi dans toute la France, sa tête ayant été mise à prix, et n’ayant d’autre issue que de rejoindre Lisbonne d’où il pourra partir pour les États-Unis.

Un roman bien construit, mais sans véritable style, dont on a tiré en 1988 un téléfilm du même nom, mais dont je n’ai sauté aucune page (malgré une édition bâclée, une mise en page horrible, des fautes de frappe et d’accord en continu). Parce que je tenais absolument à savoir comment cela finirait, d’autant plus que le héros se voit transformé en Canadien lors de sa fuite et que cela m’a amusée. Loin d’être un grand livre, très loin même, L’espion vivait au Ritz est un divertissement agréable.

Un peu de neige suisse

Filed under: Vos traces — Lali @ 17:16

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Oui, juste un peu… Car il y en a a eu beaucoup, Denise — qui a pris ces photos — vous le dira!

La suggestion du 13 décembre 2010

Filed under: Couleurs et textures,La suggestion du jour — Lali @ 12:00

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Et si je suggérais à la lectrice peinte par Renoir la lecture de ce très beau texte signé Lautreje?

Un univers plein de vie à visiter

Filed under: Couleurs et textures,Les trouvailles de Lali — Lali @ 10:25

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Qu’il est vivant, qu’il est souriant, qu’il raconte bien les émotions l’univers de l’illustrateur et bédéiste Olivier Talec, comme le prouve ce petit lecteur dont il a su exprimer la peur avec simplicité et justesse… Un univers que vous pourrez découvrir en visitant son site. Vous aimerez, j’en suis certaine.

Ce que mots vous inspirent 295

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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La poésie est pour ainsi dire le dessert de l’esprit. Il ne faut donc en prendre qu’en petite quantité, comme de toutes les friandises. (Louise Ackermann)

*toile de Laima Eglite

Je décore, tu décores, il décore…

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 7:19

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Grâce aux jolies décorations trouvées au hasard des boutiques fréquentées pour mes achats des Fêtes…

Ouvrez-le

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 6:00

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Un livre vous attend, un livre réunissant les six textes inspirés par la très belle toile d’Arthenice.

Ouvrez-le, des regards et des histoires vous attendent. Qui vous étonneront.

*toile de Karen Stene