Lali

3 septembre 2010

Quelques poètes du XXe siècle 6

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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C’est sur un texte choisi par la lectrice de l’artiste berlinois Max Liebermann que nous rangerons le numéro de la revue Poésie 1 consacré aux poètes du XXe siècle. Un texte de l’écrivain Claude Roy, dont l’œuvre poétique ne constitue qu’une petite partie de ses écrits.

À peine

À peine si le vent retrousse un peu la mer
fait mousser sur son bleu un coin de jupon blanc
à peine si le sang à ton front quand tu dors
compte tout doucement l’aller-retour du temps

À peine si les cris des enfants sur la plage
se mélangent au flot qui chuchote ses plis
à peine si le blanc d’un tout petite nuage
éclabousse le bleu du ciel ourlé de gris

À peine si j’écris à peine si tu dors
à peine s’il fait chaud à peine si je vis
et je ferme les yeux croyant laisser dehors
tout ce qui n’est pas toi mon amour endormi
.

La petite Coréenne qui aimait Fifi Brindacier

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 20:18

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Si j’étais Fifi Brindacier est un des romans destinés aux jeunes qui vous dépaysent en moins de deux temps trois mouvements parce qu’il se déroule en Corée. Pourtant, l’univers ne vous est sera pas totalement étranger si vous avez lu quelques-uns des livres d’Astrid Lindgren, la « maman » de Fifi.

Yi Bieub a neuf ans, l’âge de Fifi au moment de ses aventures qui l’ont rendue célèbre dans le monde entier. Mais elle n’est pas Fifilotta Provisiona Gabardinia Pimprenella Brindacier, fille du capitaine Efraïm Brindacier, ex-terreur des océans, désormais roi des cannibales! Juste une petite fille qui découvre les livres et surtout ceux d’Astrid Lindgren au point que cela devienne une telle obsession/passion que tous ses rapports avec les autres en seront changés.

Yi Bieub a en effet décidé de se procurer tous les livres de son auteure fétiche même s’il lui faut pour cela désobéir à sa mère avec laquelle les rapports sont parfois tendus. Cela l’amènera à rencontrer une jeune bouquiniste avec qui elle se liera d’amitié, à divulguer devant les élèves de sa classe sa passion pour Astrid Lindgren et même à se brouiller avec sa meilleure amie. Non, aimer Fifi et tous les personnages de l’auteure suédoise n’est pas de tout repos surtout quand on a décidé qu’un jour on sera la traductrice vers le coréen de tous les livres à venir de Mme Lindgren à qui on écrit des lettres qu’on n’envoie pas…

Un très beau roman à la fois sur les livres et sur les rapports humains. Et pour tous ceux qui ont un jour aimé Fifi Brindacier!

Et ce temps qui coule trop vite

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 15:43

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Et ce temps qui coule trop vite entre deux livres, deux longueurs de piscine, deux tasses de café. Et ce temps qui coule inlassablement comme un robinet qui laisse échapper des gouttes. Et moi qui voudrais parfois juste ne pas penser qu’il existe. Imaginer que l’espace entre chaque seconde est en mesure de s’étirer. Infiniment.

*toile d’Anastasia Ivanova-Johns

La suggestion du 3 septembre 2010

Filed under: Couleurs et textures,La suggestion du jour — Lali @ 12:00

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Le lecteur peint par John Singleton Copley semble tant aimer le bleu qu’il devrait être au paradis dans cet endroit!

Le lecteur du restaurant

Filed under: Scènes livresques,Signé Armando,Vos traces — Lali @ 10:51

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Un lecteur qui n’était nullement aux aguets et qui n’a probablement rien vu du petit manège d’Armando le prenant en photo!

Ce que mots vous inspirent 224

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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La nuit est propice à la réflexion, au silence, à la peur aussi. C’est dans l’obscurité qu’on dort, qu’on se tait, qu’on voit les fantômes. (Simone Piuze)

*toile de Nathaniel Dance-Holland

En direct de l’aiguille du Midi

Filed under: Signé Lilas,Vos traces — Lali @ 6:16

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Ce n’est pas le « toit du monde », mais quand de l’aiguille du Midi vous contemplez la vallée et les montagnes environnantes, vous avez l’impression que ça l’est. Lilas, qui y était il y a quelques semaines — et qui a pris ces photos — tout autant que moi il y a quelques années, pouvons l’affirmer. Il y a, quand on est là-haut, un sentiment de plénitude et de paix alors que nous voilà perdus, minuscules dans l’immensité du monde. Et tout ça m’est revenu devant ces photos et cette vidéo.