Lali

2 septembre 2009

Portes sur la mer 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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La lectrice peinte par Edward Middleditch a parcouru quasi sans broncher Portes sur la mer, l’unique recueil de Louise Pouliot. Puis, elle est restée longuement assise, pensive. Puis, elle m’a tendu le livre avant de partir. Elle avait laissé un signet entre deux pages pour indiquer son choix.

Je meurs à chaque pas le centre des marées
le chant des goémons plus glauque et fascinant
parmi l’aube attentive des mondes marins

Cette vague d’automne claque à mon oreille
et je l’entends gémir et tordre son amour
parmi les pierres d’ombre et les sables roussis

Ô ma mer au creux des souvenirs
plus pressante et plus près dans l’ocre et le salin
ô la limpidité de ma marée montante
qui charroie la chaleur la lumière et le sel
pour façonner l’esprit de mes sables mouvants

Ô ma marée jalouse veillant mon amour
parmi la vastitude des océans
mon amour ébloui comme une goutte d’eau
où se perdraient les mers

cette caresse

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était-ce le vent
était-ce ton souffle
était-ce ta voix
ou ton regard
ou bien tes mots
tes lèvres

ou encore
toi tout entier
dans la nuit étoilée

(septembre 2009)

*toile de Lucien Grandgérard

Quelle écriture!

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 20:03

cherie

Quelle écriture que celle de Maria Judite de Carvalho! À un art de manier les mots de façon économe, ajoutez la capacité de créer des images comme d’autres peignent des personnages, avec juste assez de détails et juste assez de flou, et vous ne pourrez que vous emballer devant celle-ci. Surtout quand celle qui maîtrise cette écriture a un regard à la fois tendre et incisif sur l’être humain, ce qui donne un recueil de nouvelles ponctuées de scènes qui, dans toute leur banalité, ont tellement de force qu’elles vous coupent parfois le souffle.

Chérie? qui donne son titre au recueil et Hors jeu sont de longues nouvelles, puisqu’elles comptent 50 et 60 pages, alors que les suivantes sont toutes de la longueur habituelle d’une nouvelle, c’est-à-dire quelques pages. Chacune met en scène des personnages face à la mort, la leur ou celle des autres. Chacune met en scène le questionnement qui se pose en de telles circonstances. Aucune n’est triste, ni désespérée, ou désespérante. La mort est là où la vie mène.

Il s’agit ici d’un grand recueil, d’un très grand recueil, de ceux qui vous bouleversent. Un recueil dont j’aurais pu choisir toutes les nouvelles pour illustrer le talent de Maria Judite de Carvalho. Le début de La richesse devrait être suffisant pour vous convaincre :

Elle s’usait tout doucement, au rythme implacable des aiguilles du temps. Dans sa jeunesse, elle avait été gaie, vive et belle, les photographies le disaient, elle avait même été riche, tout au moins d’espoir et d’amour de la vie. Des sourires blancs oubliés sur son visage lisse, elle regardait avec une intensité verte les choses (transitoires) qu’elle possédait et les gens (non moins transitoires) qu’elle aimait, plus ou moins, et son regard s’attardait sur eux, comme si elle voulait bien les comprendre, les retenir, les garder en elle pour plus tard. C’étaient du reste les seuls biens qu’elle était capable de conserver. L’argent et les choses de ce genre ne lui disaient rien, ses mains avaient toujours vécu ouvertes et elle n’avait jamais su faire de comptes…

Le vieux hit

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Quand vous avez croisé la lectrice de Lisbeth Firmin, vos yeux ont immédiatement cherché le titre du livre qu’elle tenait sous le bras. Parce que c’est infaillible, à chaque fois que vous croisez quelqu’un qui lit ou qui tient un livre, il vous faut absolument savoir le titre. Mais très vite, vos oreilles ont été saisies au vol. Pas possible, elle écoutait ce vieux hit des Rubettes qui vous est resté en tête depuis…

La suggestion du 2 septembre 2009

Filed under: Couleurs et textures,La suggestion du jour — Lali @ 12:00

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Mais quel est donc ce secret entre la lectrice peinte par Yves Auguste et son amie? Serait-elle en train de lui dire qu’il y a une magnifique sculpture composée de livres à Ypres (Belgique) et qu’elle peut la voir ?

Après-midi à Shelburne, Vermont 3

Filed under: Ailleurs,Signé Lali — Lali @ 10:18

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Des jardins, il y en partout sur le domaine du Shelburne Museum, mais un seul a un gardien (un jeune garçon tenant une tortue dans chaque main). Il s’agit du petit jardin botanique où les roses se vautrent au soleil, comme vous pourrez le constater!

Chris avait raison!

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 8:55

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Armando n’a pas oublié le pays de Lali. Il a trouvé du rose d’Algarve pour accompagner son ciel bleu!

Ce que mots vous inspirent 97

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Comment se fait-il que les enfants étant si intelligents, la plupart des hommes soient bêtes? Cela doit tenir à l’éducation. (Alexandre Dumas père)

*toile de Sean Hopp

Collection de fenêtres 1

Filed under: Vos traces — Lali @ 7:02

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Quelques fenêtres glanées ici et là à Genève et dans les environs par Denise. Une jolie collection dont nous verrons la suite demain!

À l’heure du Portugal 28

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moment musical en compagnie de Tereza Salgueiro
interprétant Valsinha

*toile d’Albert-Jan Cool