Lali

19 décembre 2008

Quelques traces 9

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Il faut si peu. Quelques mots. Et la lectrice de Joseph Lorusso a eu le sentiment d’être comprise. Une autre avait la même langue qu’elle. Elle venait de lire cet extrait de Traces de Marcelle Roy.

Un vide inchangé. Je vis, je travaille, j’exécute. Mon temps est chargé, rempli à craquer, mais quelque espace reste là en moi, non accompli.

Parce qu’on ne sait rien faire d’autre

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 22:05

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Écrire. Parce qu’on ne sait rien faire d’autre. Pour exister. Pour exulter. Pour s’extasier. Pour les mots, pour la saveur de ceux-ci, pour entrer dans d’autres vies que la sienne, pour changer le gris du ciel et y déposer un peu de rose, un peu de bleu. Pour les phrases, pour la musique de celles-ci, qui enchantent la nuit quand l’angoisse de vivre vient déformer le chant des oiseaux. Pour quelques lignes qui font croire qu’on existe et qu’on n’est pas l’ombre de soi-même à la recherche de la lumière.

*sur une toile de Gina Litherland

La lecture de blogs

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 20:36

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La lecture de certains blogs est on ne peut plus fascinante. Il y a vraiment de tout, des articles remarquables comme des billets d’une bassesse incroyable. Comme si ces derniers servaient à régler des comptes ou à cautionner le oui dire. À tuer le père en mots et devant public pour tout ce qu’il a fait subir à l’auteur du blog dans son enfance. À assassiner de phrases celui qu’on a trahi en continuant de déformer ses propos et en lui prêtant des intentions à la juste hauteur de celui qui les professe. À congratuler celui qui se prend pour un dieu et qui écrit des sermons même les jours de semaine. À mettre de l’avant sa propre fatuité comme si le métal dont elle est faite était or et non pas future rouille. À donner des conseils, voire des avertissements sur le ton moralisateur de ceux qui ont besoin qu’on les applaudisse. À sortir la hache de guerre plutôt que le calumet de paix. Oui, décidément, il y a des billets d’une bassesse, d’une médisance et d’une médiocrité remarquables auxquels il vaut mieux ne pas s’attarder afin que leurs auteurs, dans bien des cas dotés d’une jolie plume, ne déteignent sur nous.

Il y a aussi et je préfère ceux-là, des billets remarquables qui vous bouleversent. Des moments de partage au quotidien ou occasionnels. De petits bijoux de tendresse, de générosité et de lumière dans la nuit des longs couteaux qui se déroule tout à côté. Des douceurs qui effacent acidité et acerbité, comme le font caramels et pralines. Des bijoux qui étincellent, non pas faits de strass, mais de la lumière du cœur, la plus précieuse des pierres précieuses. Oui, il y a ici et là des billets remarquables. Intelligents, sensibles et loin du gnangnan geignard ou de la paranoïa de certains qui croient qu’on parle toujours et seulement d’eux, et qui s’empressent de mentionner à tout venant que quelqu’un quelque part aurait dit que… Tiens, ça vous rappelle quelqu’un? Ne me dites pas que vous aussi vous vous voyez partout!

Oui, la lecture des blogs est on ne peut plus fascinante.

*toile de Laura Vinader

Livre ouvert sur la chaise

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 18:36

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Livre ouvert sur la chaise dont il reste une quarantaine de pages à lire. Envie de l’étirer, de ne pas le terminer trop vite tandis que les légumes et le poisson cuisent, tandis que le froid fait crisser sous les pas, tandis que tranquillement je prends goût aux vacances.

Mots qui racontent des vies, des rêves, si loin des miens. Écriture foisonnante et pleine d’images. Bonheur de savoir que je les retrouverai tout à l’heure.

*sur une toile d’Antonio Biancalani

Quels vestiges!

Filed under: Vos traces — Lali @ 12:33

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Ce sont peut-être les vestiges d’une autre saison, mais quels jolis vestiges! Et photographiés avec la tendresse habituelle de Denise qui sait s’émouvoir de la beauté du monde…

Il va neiger

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 8:48

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Le ciel n’est pas resté rose très longtemps. Bien vite, le jaune a pris sa place pour inonder le ciel de lumière. Depuis, il ne reste aucune trace de ces couleurs matinales alors que je suis allée marcher dans le froid. Le ciel est blanc. Totalement blanc. Il va neiger.

Le rendez-vous de Denise

Filed under: Vos traces — Lali @ 6:08

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Denise m’a dit : Allons voir les bateaux! Et j’ai suivi, il va sans dire… J’aurais dû me douter qu’elle avait une fois de plus donné rendez-vous avec ses petits copains…

L’essentiel

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 5:04

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Il avait tout de suite su. Pour les fleurs. Pour les livres. Pour les baisers. Il avait tout de suite su qu’elle ne serait jamais de celles qui attendent des bijoux ou des objets de valeur. Que seul comptait l’essentiel. Les fleurs, les livres, les baisers.

Et dans la vie qu’elle imagine parfois, il aurait toujours pour elle des fleurs et des livres. Et des baisers. Tous les jours de leur vie.

*sur une toile de Lyuba Titovets