Lali

30 juillet 2008

Un livre pour rêver

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 20:15

4930871.jpg

Les mercredis au Portugal d’Armando sont si passionnants et piquent tant ma curiosité sur sa terre natale que quand j’ai vu ce livre sur les rayons de la bibliothèque, je me suis littéralement précipitée dessus. On ne sait jamais. Quelqu’un aurait pu le voir avant moi. Un autre lecteur du bleu dans mes nuages, un lecteur du mercredi particulièrement.

Azulejos du Portugal est un livre à la fois immensément bien documenté et abondamment illustré. Le genre de livre qu’on voudrait garder pour soi et ne pas avoir à rendre, surtout qu’il est hors commerce. Donc, si jamais vous mettez la main sur ce trésor qui va vous faire rêver des heures et des heures, que dis-je des jours et des semaines, ne le lâchez pas, vous ne risquez pas de le retrouver de sitôt… Et si vous ne le trouvez pas, il y a toujours un moyen de contrer à la chose : prenez le premier avion pour Lisbonne!

Toute douceur et tendresse

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 10:36

photo-905.jpg

Elle était toute douceur et tendresse, si bien que je n’ai pu m’empêcher de retenir ce qu’elle dégageait. Puisse-t-elle vous sourire comme elle m’a souri…

Elle voudrait tant…

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:25

ebersberger-john-1.jpg

Elle voudrait tant avoir les bons mots, les mots qui la réconforteraient, les mots qui mettraient un peu d’espoir dans sa journée de tourmente où son amie devra se battre. Parce qu’il lui faut toujours se battre. Sans cesse. Contre la maladie qui l’empêche d’avancer, cet ennemi qu’elle connaît désormais, et qu’elle regarde droit dans les yeux.

Elle voudrait tant lui dire de continuer à lutter. Mais la lectrice de John Ebersberger cherche les mots justes. Ceux qui lui manquent.

Elle sait toute la force que ça prend pour batailler jour après jour contre la douleur, contre la raideur d’un muscle. Mais elle sait qu’il en prend dix fois plus pour contrer la nonchalance et le manque d’humanité d’un système médical et administratif inflexible dans sa volonté de se donner raison.

Elle voudrait tant trouver les mots. Lui insuffler toute l’énergie nécessaire au combat qu’elle va livrer ce soir. Pour que se taille une brêche dans le tissu qu’on croyait indémaillable, une brêche qui lui permettrait de rester dans la lumière.

Ce que mots vous inspirent 40

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

raoux-jean-2.jpg

On ne feuillette pas le temps, c’est lui qui effeuille nos vies. (Hubert Aquin)

Les lectrices de Jean Raoux sont tombées sur cette phrase au hasard de leurs lectures. Voilà quelques heures qu’elles en débattent. Si bien qu’elles ont décidé de vous la soumettre. Pour ce que mots vous inspirent.

Et je ne peux qu’acquiescer à leur suggestion. Il me semble qu’il y aurait tant à dire à partir de ces quelques mots… À vous de voir. La phrase est à vous pour une semaine, puisque je ne validerai pas les commentaires avant mercredi prochain. Vous avez donc le temps de la triturer dans tous les sens, de l’examiner à la loupe ou de la laisser mûrir. Cette phrase vous appartient. Elle est ce que vous en direz.

Tant qu’il y a des coquelicots…

Filed under: Vos traces — Lali @ 6:59

tz5-08062008-07.jpg

tz5-09072008-38.jpg

Tant qu’il y a quelque part des coquelicots, je suis heureuse. Qu’ils soient français, portugais ou suisses, comme ceux-ci, signés Denise.

29 juillet 2008

Poèmes de Georges Dor 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

del-pesco-belinda-10.jpg

Avec ce que j’ai pu écrire sur Georges Dor, la lectrice de Belinda del Pesco était impatiente d’ouvrir Poèmes et chansons d’amour et d’autre chose. Je crois qu’elle apprécie. Voilà des heures qu’elle est plongée dans le recueil. Heureusement qu’elle a glissé un signet entre deux pages pour que nous retrouvions son choix.

Ce qu’il nous reste…

Il ne nous reste jamais plus
que la Beauté des choses
neiges et verdures
ombres et lumière

Il ne nous reste jamais plus
que les quatre saisons
pêle-mêle moissons
poudreries et tempêtes
et vagues souvenirs
comme vagues des mers
qui reviennent mourir
sur les plages désertes
de nos déraisons.

Georges Dor, homme de passion

Filed under: À livres ouverts,Mes rencontres littéraires — Lali @ 22:00

2894062184.gif photo_nom258.jpg

Il y avait à la maison deux recueils de Georges Dor quand j’étais enfant. J’ai dû plonger dedans à la même époque où j’ai découvert les poèmes de Musset et Les chansons des rues et des bois de Victor Hugo, tous sur la même tablette, côte à côte. Je devais avoir neuf ou dix ans pas plus. Et pourtant, je me rappelle comme si c’était hier les poèmes de Georges Dor, maintenant tous réunis sous le titre Poèmes et chansons d’amour et d’autre chose, que j’ai déposé au salon pour que quelques lectrices puissent en profiter.

Je me souviens aussi de l’époque où Georges Dor tenait une galerie d’art à Longueuil. Nous y allions de temps en temps. J’aimais cet amour et ce respect qu’il avait pour les artistes. Cette passion qu’il avait quand il parlait d’eux. Et sa si grande simplicité. L’homme qui avait chanté La Manic n’avait rien de ces vedettes d’aujourd’hui. Il était juste lui-même. Et ça lui suffisait. Je me souviens aussi d’un artiste qu’il avait pris sous son aile et qu’il nous a présentés : Alexis Arts. Un artiste qui avait la simplicité de son galiériste, un homme tout simple qui nous a invités chez lui parce que mes parents lui avaient commandés une toile. Ce fut ma première incursion dans un atelier d’artiste.

Bien plus tard, alors que j’animais une émission consacrée à la littérature québécoise à la télévision communautaire, j’ai rappelé à Georges Dor ces souvenirs. Je n’étais plus soudain une animatrice anonyme qui allait lui parler de son plus récent roman. Et comme ses yeux se sont allumés d’une couleur lumineuse quand j’ai évoqué ses recueils avec lesquels j’avais grandi. Et comme ils se sont mis à pétiller quand je lui ai parlé de sa galerie. Nous étions dans une si belle conversation et si animée que le réalisateur a dû nous ramener à l’ordre. Nous étions là pour une entrevue. Et probablement que cette dernière ne ressemble à aucune autre qu’il ait faite. Ce n’était pas une rencontre ordinaire entre une animatrice et un écrivain venant de faire paraître un livre. C’était un rendez-vous sous les projecteurs entre deux êtres passionnés par les mots et les couleurs.

C’est donc avec grand bonheur que je vais laisser pour les lectrices du soir son recueil.

L’improbabilité de certaines rencontres

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 20:33

van-leyden-lucas.jpg

J’aime l’improbabilité de certaines rencontres que mon imagination provoque. Celle d’une lectrice hollandaise du XVIe siècle, comme celle de Lucas van Leyden, à qui je prêterais le livre d’un auteur québécois publié quatre siècle plus tard.

J’aime ces rencontres qu’on croit impossibles et qui pourtant, surviennent. Quotidiennement. Et dont on ne perçoit l’improbabilité qu’après coup. Avec un certain étonnement. Et la plupart du temps, en souriant.

J’aime la réalisation de l’impossible, ou de ce qu’on croit impossible, et que l’imagination permet. Celles que je vis ici et dans la vraie vie.

Rose flamboyant

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 18:24

photo-733.jpg

photo-738.jpg

Toujours chemin faisant, je n’ai encore vu que du rose aujourd’hui. Et quel rose! Flamboyant!

J’irais par les rues des jours durant

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 10:46

photo-942.jpg

Il me semble que je pourrais passer mes journées à aller de rue en rue pour trouver quelques fleurs et un peu de lumière, ou des gouttes d’eau sur leurs feuilles. Et que ces journées ne seraient que bonheur et rien d’autre. Mais j’ai au moins mes randonnées du matin, du midi et de l’après-midi pour me gaver de fleurs, ce qui est déjà plutôt bien!

« Page précédentePage suivante »