Lali

30 juillet 2008

Poèmes de Georges Dor 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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La lectrice d’Édouard-François Zier a ouvert le livre au hasard. Elle sentait que le recueil se livrerait de lui-même. Qu’un texte de Georges Dor allait lui convenir. Et ce fut plus que ça. Elle a eu un véritable coup de cœur pour le texte que voici :

Je choisis de t’aimer

Je choisis mon amour de t’aimer
pour le combat des jours
et pour que durent nos amours
contre vents et marées
envers et contre tout
et contre moi surtout
Sait-on jamais si l’amour va durer
le temps qu’il faut pour faire l’amour

pour faire aussi la vie
sans masques ni détours
mais chaque jour je te choisis
je te reprends pareille
à nos premiers combats
à nos premiers ébats
Sait-on jamais si demain nous pourrions
nous aimer encore une fois

et tout autant encore
seuls avec nos deux corps
pour habiter tout l’univers
pour défaire le nœud
qui serre la mémoire
et refaire le vœu
Sait-on jamais si les mots seraient les mêmes
et comment nous les dirions

et que serait la vie
si nous recommencions
comme de parfaits étrangers
saurions-nous inventer
tous les mots échangés
et tout recommencer
Sait-on jamais si la vie a suffi
à nos amours et si un jour

en un pays lointain
en un endroit secret
fait pour la retraite des jours
nous nous retrouverons
dans le commencement
et dans le dénouement
Sait-on jamais si l’amour ne revient pas
un jour sur ses pas…

l’ivresse du verbe aimer

daland

dans la solitude de la nuit
là où les mots n’ont pas de frontières
là où attente trouve répit
là où se posent sur sa chair
des morceaux de souvenirs
des pages de tendresse
elle rêve de jours à venir
elle sait de ceux-ci l’ivresse
du verbe aimer

(juillet 2008)

*toile de Daland

J’aime que…

Filed under: Vos traces — Lali @ 20:51

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J’aime quand il me dit qu’il a une telle envie d’écrire qu’il ne pense qu’à ça, à tous ces sujets qui le tenaillent, à ces recherches qu’il veut faire, à toutes ces histoires qu’il veut raconter à sa manière. J’aime quand il écrit, quand il jette sur le papier tous ces mots, à la vitesse grand V, parce que depuis toujours ou quelques heures ils traînent en lui et s’ordonnent. J’aime le regarder écrire et caresser sa nuque, quand il me laisse faire. J’aime que l’écrivain peint par Paul Ackerman me fasse le privilège du premier jet, des phrases encore toutes chaudes, comme ma mère me laissait lécher les spatules et les plats.

Un livre pour rêver

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 20:15

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Les mercredis au Portugal d’Armando sont si passionnants et piquent tant ma curiosité sur sa terre natale que quand j’ai vu ce livre sur les rayons de la bibliothèque, je me suis littéralement précipitée dessus. On ne sait jamais. Quelqu’un aurait pu le voir avant moi. Un autre lecteur du bleu dans mes nuages, un lecteur du mercredi particulièrement.

Azulejos du Portugal est un livre à la fois immensément bien documenté et abondamment illustré. Le genre de livre qu’on voudrait garder pour soi et ne pas avoir à rendre, surtout qu’il est hors commerce. Donc, si jamais vous mettez la main sur ce trésor qui va vous faire rêver des heures et des heures, que dis-je des jours et des semaines, ne le lâchez pas, vous ne risquez pas de le retrouver de sitôt… Et si vous ne le trouvez pas, il y a toujours un moyen de contrer à la chose : prenez le premier avion pour Lisbonne!

Toute douceur et tendresse

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 10:36

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Elle était toute douceur et tendresse, si bien que je n’ai pu m’empêcher de retenir ce qu’elle dégageait. Puisse-t-elle vous sourire comme elle m’a souri…

Elle voudrait tant…

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:25

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Elle voudrait tant avoir les bons mots, les mots qui la réconforteraient, les mots qui mettraient un peu d’espoir dans sa journée de tourmente où son amie devra se battre. Parce qu’il lui faut toujours se battre. Sans cesse. Contre la maladie qui l’empêche d’avancer, cet ennemi qu’elle connaît désormais, et qu’elle regarde droit dans les yeux.

Elle voudrait tant lui dire de continuer à lutter. Mais la lectrice de John Ebersberger cherche les mots justes. Ceux qui lui manquent.

Elle sait toute la force que ça prend pour batailler jour après jour contre la douleur, contre la raideur d’un muscle. Mais elle sait qu’il en prend dix fois plus pour contrer la nonchalance et le manque d’humanité d’un système médical et administratif inflexible dans sa volonté de se donner raison.

Elle voudrait tant trouver les mots. Lui insuffler toute l’énergie nécessaire au combat qu’elle va livrer ce soir. Pour que se taille une brêche dans le tissu qu’on croyait indémaillable, une brêche qui lui permettrait de rester dans la lumière.

Ce que mots vous inspirent 40

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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On ne feuillette pas le temps, c’est lui qui effeuille nos vies. (Hubert Aquin)

Les lectrices de Jean Raoux sont tombées sur cette phrase au hasard de leurs lectures. Voilà quelques heures qu’elles en débattent. Si bien qu’elles ont décidé de vous la soumettre. Pour ce que mots vous inspirent.

Et je ne peux qu’acquiescer à leur suggestion. Il me semble qu’il y aurait tant à dire à partir de ces quelques mots… À vous de voir. La phrase est à vous pour une semaine, puisque je ne validerai pas les commentaires avant mercredi prochain. Vous avez donc le temps de la triturer dans tous les sens, de l’examiner à la loupe ou de la laisser mûrir. Cette phrase vous appartient. Elle est ce que vous en direz.

Tant qu’il y a des coquelicots…

Filed under: Vos traces — Lali @ 6:59

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Tant qu’il y a quelque part des coquelicots, je suis heureuse. Qu’ils soient français, portugais ou suisses, comme ceux-ci, signés Denise.