Lali

17 juillet 2008

Le héron bleu d’Albert Ferland

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Tout comme celles qui sont passées ces derniers soirs, la lectrice de Louis Buisseret a été conquise par les vers d’un autre temps, d’une époque òù la poésie était encore classique. Et c’est sur poème d’Albert Ferland qu’elle a laissée ouverte l’anthologie.

Le rêve du héron bleu

Dès l’aube un héron s’est figé comme un jonc
Sur le bord du lac vierge où son image plonge.
On le dirait surpris par le philtre d’un songe,
Évadé du réel, béat sur son pied long.

Oh ! bien loin de rêver, ce calme et beau héron
Fait devant l’onde grave un geste de mensonge.
Dans l’immobilité que sa ruse prolonge
Rien des flots recueillis n’échappe à son œil rond.

Qu’une carpe imprudente anime l’eau tranquille
Et prompt à la saisir avec son bec agile,
Il fera de sa vie errante, son festin.

Qu’importe à ce guetteur ce noble paysage?
Seul un désir brutal remplit son cœur sauvage,
Et, svelte dans l’aurore, il incarne la Faim
.

Telle était sa vie

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 21:59

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Elle n’avait connu l’amour que dans les livres. Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’avait jamais rien vécu. Mais autre chose que l’amour. Quelques étreintes brèves, quelques illusions, des mirages qui durent le temps d’un mirage et où on apprend que les hommes prennent mais donnent pas, sauf dans les livres.

Telle était la vie de la lectrice d’Amparo Cruz Herrera. Une vie qui avait fait d’elle une femme qui avait fini par croire qu’elle était de celles dont on profite en attendant de trouver mieux, une de celles qui ne valent pas la peine qu’on s’attarde, une femme sans intérêt. Si bien que les miettes lui suffisaient. Et puis, les autres étaient plus jolies, moins sérieuses, moins indépendantes, ou alors prêtes à tout et même à changer du tout au tout pour emprisonner un mâle dans leurs filets.

Telle était sa vie. Une vie où pendant quelques mois elle jouait le jeu pour ces miettes, pour aider tous les paumés de la terre qui croisaient son chemin, pour se sentir moins à l’écart, mais dont elle se retirait assez vite pour an an, deux ans, quelquefois plus. Elle ne valait pas la peine qu’on s’attarde. Elle l’avait compris. Aussi bien retourner au pays des livres.

Telle était sa vie. Une vie sans amour. Une vie semblable à des millions d’autres vies. Une vie qui aurait pu ne jamais changer. Elle s’était faite à cette idée. Elle faisait partie de celles qu’on ne voit pas. Parce que, sûrement, il n’y avait rien à voir.

Ça se produit

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 20:48

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Et pourquoi donc imaginer le pire? Imaginer la page blanche qu’aucun mot ne viendra sortir du silence? Oui, pourquoi donc imaginer le pire puisqu’il suffit d’un tableau pour que jaillisse une histoire ou un poème? Oui, pourquoi, alors que « l’écriture, c’est comme les palpitations du cœur, cela se produit », a écrit Elsa Triolet. Ce n’est pas quelque chose qui s’explique, ça n’a rien de rationnel. Ça se produit. Comme ça se produira pour l’écrivaine de John Ennis. Comme ça se produira pour moi.

Et cette peur qui me gagne

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 20:24

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Et cette peur qui me gagne. Toujours la même. Regarderai-je un jour ma vie de l’extérieur, comme les personnages de Sandra Amicucci? Y verrai-je ce jour de la page blanche où les mots ne sont plus venus se poser comme ils le faisaient quotidiennement?

Ce jour viendra-t-il ou est-ce la peur qu’il n’arrive qui ce soir me fait m’imaginer vieille et seule regardant une vie où le silence aura gagné ma plume?

De bien belles fleurs sur ma route

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 18:25

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Décidément, il y a de belles choses sur ma route. De bien belles fleurs, de jolis arrangements, des bosquets et des rocailles. Arrangés avec amour, patience et souci du détail. Je ne me lasse pas des retours à la maison…

Voilà ce que je vois…

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 12:38

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Il fait si beau que nous mangeons tous en vitesse pour aller marcher avant de nous remettre au boulot. Ou plutôt, les autres marchent et moi je traîne derrière… Et voilà ce que je vois…

Peu importe la rue que j’emprunte

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 10:28

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Peu importe la rue que j’emprunte, peu importe le parcours que je choisis, peu importe le détour que je fais, il y a toujours de quoi attirer mon regard…

Denise avait raison!

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 8:07

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Il faut bien regarder par terre. Entre deux bouquets de hautes fleurs ou des haies. On ne sait jamais quelle trouvaille on va faire. En voici une!

Des spécimens signés Géraldine

Filed under: Signé Lilas,Vos traces — Lali @ 7:51

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Souhaitons que les vacances de Géraldine se passent bien et qu’elles lui permettent de dénicher d’aussi jolis spécimens que ceux qu’elle m’a laissés avant de partir. Peut-être même nous laissera-t-elle profiter de quelques-uns de ses trésors si la chasse a été fructueuse…

La cueillette de Denise

Filed under: Vos traces — Lali @ 7:37

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Je vais finir par croire ce que m’a dit quelqu’un avant-hier. Toute cette pluie que nous avons ponctuellement ici comme en Europe a du bon pour les fleurs. Elles n’ont jamais été si belles que cette année. Pas vrai, Denise?