Lali

14 juillet 2008

Les fruits mûrs de Pamphile Le May

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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C’est la lectrice de Rafael Arvilla Jimenez qui sera la première à se laisser séduire par les vers des poètes de chez nous. Qui se laissera tellement séduire qu’elle aura du mal à choisir. Jusqu’à ce que son regard se pose sur ces vers de Pamphile Le May.

Fruits mûrs

C’est août qui flambe. Au bois comme au champ tout est mûr.
Le sauvage raisin offre son jus qui grise;
Le soleil a pourpré la pomme et la cerise;
La ronce est toute noire et l’airelle est d’azur.

Fruits mûrs les seigles blonds que fauche l’acier dur,
Les vierges du foyer dont l’œil doux électrise,
Les brillants papillons dont le jardin s’irise,
Les oiseaux dont les nids chantent le soir obscur.

Et sous les grands vergers que la nuit lustre,
Dans l’enivrante odeur, fruit mûr le poupon rustre
Qu’une mère caresse et fait boire à son sein.

Ah! sur ma lèvre et dans mon cœur, quoi qu’on en dise,
Devant tant de fruits mûrs qui s’offrent à dessein
Je sens se réveiller l’antique gourmandise!

Le nouveau recueil des lectrices du soir

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 23:58

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L’édition grand format que je possède est maintenant hors commerce. Mais cette édition de La poésie québécoise en format de poche est toujours disponible… et heureusement!

C’est ce livre que je laisserai à l’intention des lectrices qui passeront avant minuit ces prochains soirs. Ce livre dont elles tourneront les pages, ce livre qu’elles laisseront ouvert pour vous. Ce livre qu’un jour j’offrirai à quelqu’un qui aime les poètes d’ici.

Puissent les quelques extraits qui en seront tirés vous plaire. Un peu. Ne serait-ce qu’un peu.

Sur les quais

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 23:01

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Évidemment que j’avais gardé les bouquinistes pour clôturer cette journée du 14 juillet. Évidemment qu’ils sont, au même titre que les Champs-Élysées et la tour Eiffel, des symboles de Paris. Et bien évidemment que j’adore flâner sur les quais à la recherche de quelque trouvaille dont je ne connaissais pas l’existence. Et que j’irai y flâner à la première occasion qui se présentera…

Évidemment que j’aime Paris, vous l’aurez compris. Qu’elle est inscrite à même mes jours. Au passé comme au futur. Et que si elle n’est pas la France, elle en est tout de même la porte d’entrée. Une porte que je lorgne… J’irais bien faire un tour sur les quais!

*toile de Chaïm Soutine

Un 24 juin il y a longtemps

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:01

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Un 24 juin, l’équivalent québécois du 14 juillet des Français, il y a de cela fort longtemps, mon amie Odile avait eu des places pour assister en direct à une émission de radio sur Europe 1 animée par Pierre Bellemare. De l’émission je n’ai qu’un très vague souvenir. Mais de ma rencontre avec l’animateur, oui. Il avait repéré dans la salle le drapeau du Québec et il s’est dirigé sans hésiter vers celle qui le brandissait. Il est reparti avec. Sa fille était née un 24 juin. Je n’ai pas pu faire autrement.

*toile de Tavik Frantisek Simon

Est-ce que je mens ou pas?

Filed under: Ailleurs,Couleurs et textures,Images indélébiles — Lali @ 21:01

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Il m’arrive, quand on me demande dans quelles villes j’ai vécu, de dire Montréal… et Paris. Je le dis toujours timidement. Parce que pour la plupart ds gens, « vivre » dans une ville n’est pas l’addition de séjours, mais un séjour continu de plusieurs mois, au moins. Et pourtant, je considère que j’ai, d’une certaine façon, vécu à Paris. Parce que je n’y ai jamais dormi à l’hôtel. Parce que j’ai fait la cuisine et les courses. Que ce soit à Maisons-Alfort, dans le 15e, à Boulogne-Billancourt ou dans le 13e. Parce que j’ai vécu la vie des Parisiens, le travail en moins, sauf pour cette fois où j’ai couvert le salon du livre pour un mensuel d’ici et pour Radio-Canada.

Au fond, est-ce que je mens ou pas quand j’affirme que j’ai en quelque sorte vécu à Paris?

*toile de Louis Flahaut

Le jour où j’ai rencontré Christopher Frank

Filed under: Couleurs et textures,Mes rencontres littéraires — Lali @ 20:01

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Il tournait alors le téléfilm Adieu Christine à un coin de rue de là, dans le 7e arrondissement. Et il m’avait donné rendez-vous au téléphone la veille pour le petit déjeuner dans ce café fréquenté par son équipe. Allait paraître à l’automne Je ferai comme si je n’étais là et il avait accepté d’en parler avec moi qui faisais mes premières armes en tant que chroniqueuse littéraire pour Elle Québec.

Oui, nous avons parlé du livre. Et puis d’écriture. Et de Paris, sa ville d’adoption. Et le temps a filé. Le temps d’un café, de deux croissants. Le cinéma l’attendait. Et moi, j’ai marché dans Paris. Je venais de rencontrer Christopher Frank, un amoureux de la vie que la mort a fauché trop tôt. Un homme qui écoutait les autres. Vraiment. Pas du bout des yeux. Et qui m’a fait la bise avant de retourner sur le plateau. Et moi, j’ai marché dans Paris.

*toile d’Édouard-Léon Cortès

Un jour, la Sorbonne

Filed under: Ailleurs,Couleurs et textures — Lali @ 19:01

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Il y eut aussi un grand jour. Ce jour où je suis entrée à la Sorbonne. J’avais rendez-vous avec Lucille, une amie étudiante à la maîtrise en philosophie.

Je mer appelle avoir caressé les murs tant j’étais émue, c’est vous dire, et les portes, les poignées de portes. Un peu plus et je me mettais pieds nus pour toucher le sol de mes orteils. Oui, je sais, je suis un peu dingue, mais ne le répétez pas.

*toile d’André Marquet

Paris la muse

Filed under: Ailleurs,Couleurs et textures — Lali @ 18:01

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Paris des poètes. Paris des cinéastes. Paris des chanteurs. Il n’y a qu’à penser à Apollinaire et son pont Mirabeau. À Léos Carax et aux amants du pont Neuf. À Yves Montand, à Paris.

Paris est partout. Dans les livres. Sur nos platines. Sur grand écran. Pas étonnant que nous en rêvions tant…

*toile d’Anne French

Rue Monge

Filed under: Ailleurs,Couleurs et textures,Images indélébiles — Lali @ 17:01

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Bien sûr que Paris, c’est aussi tous ces lieux marqués par l’Histoire. La Conciergerie, Notre-Dame, la Bastille, l’Arc de Triomphe… Mais bien peu savent que, rue Monge, dans le 5e arrondissement, se trouvent les arènes de Lutèce. Même des Parisiens qui passent là tous les jours. Puis-je vous inviter à y entrer? Je conserve de cette halte un moment inoubliable.

*toile de Georges Lapchine

Vue imprenable

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La nouvelle a peut-être fait boule de neige depuis qu’elle a paru dans Le Paris de Chrystine Brouillet en 1996. En effet, la vue du toit de La Samaritaine sur Paris est exceptionnelle. C’est d’ailleurs l’auteure du livre qui m’a entraînée là un jour du printemps de 1989. Un must, disait-elle. Elle avait raison. Espérons maintenant que les travaux qui ont cours en ce moment ne feront pas en sorte d’interdire un accès futur au toit.

*toile de François Batet

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