Lali

8 juillet 2008

Les vers de Sophia 30

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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La lectrice d’Heidi Berger sera la dernière à ouvrir le recueil de Sophia de Mello Breyner. Le laissera-t-elle ici pour que d’autres puissent en lire quelques pages? Elle n’a rien dit. Elle a juste recopié pour nous cet extrait :

Jour

Je plonge dans le jour comme dans la mer ou dans la soie
Jour vécu avec moi et avec la maison
Passe à travers l’air un geste d’aile
Malgré tant de douleur et un tel manque

On ne franchit les frontières qu’une fois

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:47

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Toute sa vie, elle avait attendu quelqu’un qui veuille la garder, qui ait peur qu’elle ne s’échappe, qui voudrait vraiment d’elle. Toute sa vie. Et puis, elle avait fini par ne plus y croire. Par croire qu’elle n’en valait pas la peine, qu’il ne servait à rien d’attendre inutilement. Et la lectrice de Carolyn Barone était restée dans ses livres, dans ses mots. Personne ne la blesserait plus. Personne n’entrerait dans l’intime de ses rêves ou de son passé. D’ailleurs, personne n’en avait jamais franchi les frontières.

Puis, celui auquel elle ne croyait plus était venu.

Et certains jours, il croit vraiment qu’il est celui-là. Et certains jours, il l’imagine prête à partir avec le premier venu. Et chaque fois, cette dernière alternative qu’il présente comme une possibilité est pour elle un coup de poignard.

Elle sait, elle, que jamais il n’y aura personne d’autre. Qu’il y a eu lui et qu’après, si cet après devait survenir un jour, parce qu’il se sera fatigué d’elle, elle retournera à ses livres. Pour de bon.

On ne franchit les frontières qu’une fois.

Heureusement qu’il est là!

Filed under: Scènes livresques,Signé Armando,Vos traces — Lali @ 18:14

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J’ai beau les chercher, je ne les trouve pas. Les lectrices seraient-elles toutes en vacances à Bruxelles où Armando peut les photographier à loisir tandis que je rentre l’appareil carrément vide? Heureusement qu’il est là, finalement, l’ami Armando!

Une couleur, trois teintes

Filed under: Signé Armando,Signé Lali,Signé Lilas,Vos traces — Lali @ 7:25

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le jaune de Géraldine

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le jaune d’Armando

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le jaune de Lali

Et si avec ça, votre journée n’est pas lumineuse, c’est que vous avez besoin de vacances…

Sans même s’en rendre compte

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 6:06

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Un oiseau chante. Et plus rien n’est pareil. Il devient cet oiseau qui chantait un matin sur un lac de Saint-Adolphe-d’Howard. Il est celui d’un autre matin, à Talmontiers, dans l’Orne, où elle avait préféré écrire à dormir quand la musique s’était tue. Il est celui de la forêt de Nottingham perché dans un des arbres centenaires. Il est celui du port de San Francisco un jour de juin 1979. Il est celui qui la regardait regarder des deltaplanes s’envoler au-dessus du lac d’Annecy. Il est celui dont elle emprunterait les ailes pour retrouver les lieux aimés. Les gens qu’elle aime.

Un oiseau chante. Et la lectrice d’Antonio Bresciani fredonne avec lui. Sans même s’en rendre compte.