Lali

3 juillet 2008

Les vers de Sophia 25

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Et tout ce que la lectrice d’Alice Ruggles Sohier pressentait, tout ce qui était déjà en elle mais pour lesquels elle ne possédait pas les mots, et tout ce qu’elle aurait voulu exprimer était là, dans Malgré les ruines et la mort de Sophia de Mello Breyner.

Antinoüs

Sous le poids des nuits de tes cheveux
Ou sous le croissant de jour de ton épaule
J’ai cherché l’ordre intact du monde
La parole jamais écoutée

Longuement sous le feu ou sous le verre
J’ai cherché dans ton visage
La révélation des dieux que je ne sais

Pourtant tu es passé à travers moi
Comme nous passons à travers l’ombre

De plus en plus de fleurs au pays de Lali

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 18:09

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Chaque jour, elles sont de plus en plus nombreuses, épanouies et généreuses, de toutes les couleurs et invitantes, si bien qu’il y aura de plus en plus en plus de fleurs au pays de Lali. Vous n’y voyez aucun inconvénient?

Qui a demandé des roses rouges?

Filed under: Vos traces — Lali @ 8:19

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J’ai entendu dire que vous vous aviez demandé des roses rouges. Ce n’était pas vous? Pourtant, on m’a assuré que les amis du pays de Lali avaient fait cette requête. Si, si. Qui me l’a dit? Mais une fleur, voyons! Et comme je sais que les fleurs ne mentent pas, ça ne peut qu’être vérité. Non?

Ce qui est certain, c’est que cette fleur connaît bien Denise, car elle m’a chuchoté que celle-ci avait mis des roses rouges dans un bouquet de photos et que je n’avais qu’à les cueillir pour vous.

Alors, qui a demandé des roses rouges?

Et tant de choses à dire

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 6:49

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Et tant de choses à dire. Et les mots qui se butent à la sortie. Qui cherchent le ton avant de se poser sur la feuille blanche. Qui s’envolent avant qu’elle ne puisse les saisir. Qui se jouent d’elle dans l’éclairage du matin. Qui s’enfuient alors qu’elle allait les saisir. Qui se rebellent et qui la narguent. Qui font fi de son ardeur. Et elle qui voudrait tant qu’ils ne jouent pas ainsi. Qu’ils s’alignent sans se faire prier. Qu’ils racontent, comme ils le font tous les jours. Qu’ils cessent de se muter en d’insaisissables maux à contourner. Et elle qui attend qu’ils s’assagissent, qu’ils redeviennent ce qu’ils étaient, doux compagnons du jour qui se lève.

*sur une toile de Francis Criss