Lali

24 juin 2008

Poèmes du pays des pralines 6

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Elle est entrée dans Ici on parle flamand & français sans vraiment savoir ce qui l’attendait d’images et de réflexions. Ce qui l’attendait de mots contenus et de poésie pure. Et la lectrice d’Armand Guillaumin est restée là des heures. De longues heures. Avant de repartir sur la pointe des pieds en laissant pour nous un poème de Leonard Nolens.

Jalousie

La vie était futile ou grandiose.
Entre-temps je disparus
De dépit, d’extase, en tout cas
D’être dupe, je disparus.
La vie devint utile et morose.

Dehors, assise trois pas plus loin,
Tu lis un livre sur les jardins,
Tu apprends par cœur
Ce qui sera là demain,
Ni futile, ni grandiose, mais accompli.

Fleuri et puis flétri,
Fleuri sans dépit ni extase.
Rentre et lis-moi.
Lis-toi. Et lis-nous ensemble.
Et apprends-nous par cœur cette nuit.

Je suis convaincue qu’elle savait

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 19:40

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Tout était-il déjà dans le ciel bien avant le jour du grand départ? Tout était-il déjà inscrit quelque part sans même qu’elle ne le sache? Tout était-il programmé pour qu’arrive ce qui devait arriver? Ou savait-elle déjà bien avant de prendre son billet, bien avant de décider de la date, que se nouerait l’indénouable? Que la vie prendrait un chemin inattendu? Que ses pas n’iraient plus jamais dans la même direction? Que plus rien d’avant ne serait pareil ou est-ce le jour J de l’envolée que tout s’est produit? Ou les jours suivants? Il me semble imaginer la lectrice de Paul Kelley ce jour-là, comme ceux qui ont précédé et ceux qui ont suivi. Elle savait. Je suis convaincue qu’elle savait.

La phrase de Brel à commenter

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 14:55

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Le jeune écrivain de Diana Moses Botkin se serait-il laissé inspirer par la phrase de Brel que j’ai laissée à votre intention mercredi dernier? Nous le saurons demain, alors que je validerai les commentaires reçus… si jamais j’en reçois, puisque pour le moment, le billet est désolément vide de tout commentaire. Mais j’ai confiance, Denise n’oublie jamais!

Le bureau du poète

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Je suis entrée dans la pièce sur la pointe des pieds. Avec respect. Avec bonheur. Les écrivains ne laissent pas tout le monde entrer dans leur pièce, dans le lieu d’écriture et de réflexion qui est le leur, dans leur monde. Je suis entrée sur la pointe des pieds. Je ne pouvais faire autrement, de toute manière. Il y avait des livres partout, sur les étagères, sur le bureau, en piles par terre, comme dans la toile d’Ephraim Rubenstein.

Fernand Ouellette et moi allions nous asseoir au salon pour une longue entrevue, nous allions parler de poésie, de la passion d’écrire. Mais il avait tenu à ce que j’entre dans son bureau. Cadeau immense qu’il m’a fait là. Moment dont je me rappellerai toujours. Cet antre, cette caverne aux trésors, ces piles qui n’en finissaient pas, ce n’était pour moi que bonheur. Livres qu’il lisait, recherches en cours, pages d’écriture, ce n’était pour moi que bonheur.

Celui a qui on a décerné hier le Grand Prix international de poésie de langue française Léopold Sédar Senghor fait partie de ces poètes incontournables de la littérature de chez nous. Il fait aussi partie de ces hommes pour qui le mot humanité a un sens et qui laissent à ceux qui le rencontrent un souvenir impérissable.

Et curieusement, quelques années après cette rencontre, il me semble que si nous nous retrouvions à nouveau, il sortirait des biscuits et deux grands verres de lait, pour prolonger la conversation, comme il l’avait fait, alors que le réalisateur et les caméramen étaient partis.

Et peut-être me lirait-il un extrait de Présence du large :

En traçant mon désir
Sur la rivière,
Tout était lisse d’ombreux…
Le souffle conviait
La fraîcheur des reflets.
S’exposait pour le regard
Une grande image
De bonheur, une résistance à la nuit
Lointaine et si proche.

je suis de ce pays

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je suis d’un pays de paysages
où la poésie s’écrit sur les murs
je suis d’un pays de visages

je porte dans mon sang
les Miron les Nelligan
les Hébert les Uguay

je suis de la langue des poètes
je porte leurs mots
à même la peau

je suis fille du fleuve
je suis encre au bout de mes doigts
du premier jour jusqu’au trépas

je suis de ce pays
qui s’appelle poésie
mon cœur pour tout passeport

(juin 2008)

*toile de Bo Bartlett

À demain, jolie haie!

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 7:05

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Qui dit 24 juin dit congé. Qui dit congé dit aussi pas d’autobus à prendre. Et qui dit pas d’autobus à prendre dit pas de rendez-vous avec ma haie du matin. Qui n’a rien à voir avec celle du soir dont j’attends les fleurs pour voir de quelle couleur elles seront. Donc, à demain, jolie haie, te voilà immortalisée encore une fois au pays de Lali.

C’était dimanche, à Genève

Filed under: Vos traces — Lali @ 6:09

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C’était dimanche, à Genève, à l’occasion de la fête de la musique. Ça pourrait être à Montréal, aujourd’hui où, dans chacun des quartiers de la ville s’attrouperont des foules autour de musiciens, d’animateurs, de clowns, de magiciens. C’était dimanche à Genève et je crois que Denise a dansé dans la rue…

Bonne Saint-Jean!

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 0:01

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Que drapeaux volent au vent! Ici et ailleurs, partout où ça fête, comme nous le raconte Armando ici.