Lali

4 juin 2008

Quelques vers d’Eugénio 16

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

kewley-ken-2.jpg

C’est la lectrice de Ken Kewley qui aura droit au recueil d’Eugénio de Andrade une dernière fois. Et c’est émue qu’elle a choisi ces vers pour nous.

Sur des flancs et des navires

Il y avait encore un autre jardin celui de ma vie
exigu il est vrai mais celui de mon regard
ce sont peut-être deux oiseaux qui s’aiment
l’un sur l’autre ou deux chiens debout
et c’est toujours la même inquiétude

ce délire blanc ou la rumeur
de la pluie sur les flancs et des navires
l’hiver va venir
sur la paille encore chaude la main
une douceur d’abeille très jeune

c’était le souffle lointain des matins sur la mer
et j’ai dit en sentant ses pas dans les patios du cœur
c’est le silence c’est enfin le silence
qui va s’abattre

Celle qui lit des histoires aux étoiles

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 21:13

price-daryl.jpg

Elle parle aux étoiles et à la lune.

La lectrice de Daryl Price est convaincue que celles-ci écoutent attentivement les livres qu’elle leur lit. Et qu’elles retiennent toutes ces histoires pour les déposer dans les rêves de ceux qui dorment. Certaine. Car la nuit où elle n’a pas été à la fenêtre pour lire à haute voix, la lune a baigné son lit d’une lumière intense pour qu’elle n’oublie pas leur rendez-vous.

Le mot a dû circuler

Filed under: Scènes livresques,Signé Armando,Vos traces — Lali @ 8:12

laliimg_0185.jpg

img_0428.jpg

Le mot a dû circuler pour que lecteurs se pressent autant pour s’installer dans le champ de vision de notre ami Armando. Même l’ancien bourgmestre de Bruxelles, Karel Bruls, a pris la pause sachant qu’il allait se retrouver dans les pages de Lali.

Ce que mots vous inspirent 32

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

koustodiev-boris.jpg

Mon père ne fume pas, ça donne le cancer. Il ne boit pas, ça donne des ulcères. Il ne lit pas, ça donne des idées. (Claude Breuer)

La phrase a laissé quelque peu sidéré le lecteur de Boris Koustodiev. Si bien qu’il l’a transcrite sur un billet qu’il a laissé sur mon bureau, afin que je puisse la transmettre à vos commentaires. Pour ce que mots vous inspirent. Pour qu’à partir de cette citation, vous écriviez autre chose. Pour que vous remaniiez la phrase.

Il a promis de repasser mercredi prochain lire vos écrits, moment où je les publierai tous d’un coup. Il est vraiment curieux d’avoir votre avis. Moi aussi!

Bon mercredi à tous!

Dans le souvenir de celui qui pense à elle

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:05

brown-neil-1.jpg

brown-neil-2.jpg

Quand il se souvient d’elle, c’est ainsi qu’il la voit, dans la lumière du matin où elle aimait s’installer, dans cette pose, précisément. Les teintes changent parfois, mais ni la pose, ni la lumière. Et probablement que dans vingt ans, la lectrice de Neil Brown sera toujours assise ainsi dans le souvenir de celui qui pense à elle ce matin.