Lali

23 janvier 2008

Encore une page, juste une

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 21:48

richardson

Encore une page, juste une, se dit le lecteur de Jonathan Richardson. Juste une, une seule. Pas plus. Et il ira, comme dans une chanson de Montand, se coucher près d’elle :

Coucher avec elle
Pour le sommeil, côte à côte
Pour les rêves parallèles
Pour la double respiration

Coucher avec elle
Pour l’ombre unique et surprenante
Pour la même chaleur
Pour la même solitude

Coucher avec elle
Pour l’aurore partagée
Pour le minuit identique
Pour les mêmes fantômes

Lune de décembre, lune de janvier

Filed under: Vos traces — Lali @ 19:12

lune_1538

lune_janvier

Lune de décembre, lune de janvier, la même, mais une autre. Parce que la lune est plus que la lune. Elle est le regard que nous posons sur elle. Elle est l’addition de rêves d’individus et d’une planète entière. Elle est à tous et à personne. Et on ne peut la retenir qu’en photos. Comme Denise l’a fait, en décembre, en janvier, toujours la même, mais chaque fois une autre.

Ce que mots vous inspirent 13

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

gorren 2

Pour un artiste, la liberté est aussi indispensable que le talent et l’intelligence.
[Maxime Gorki]

C’est à l’artiste Édith Gorren dont vous avez pu admirer les toiles et lire les écrits ici, et aussi que je dédie la pensée de la semaine.

En espérant que la pensée de Gorki vous donne envie d’écrire. Ou de vous inspirer de la toile d’Édith Gorren. Comme ça a été le cas pour le billet de la semaine dernière.

Parce que cette page est à vous. Parce que la catégorie Ce que mots vous inspirent est la vôtre, mercredi après mercredi. Pour le plaisir d’écrire, pour ce que les mots vous révèlent, pour le souvenir qu’il rappelle, pour tout ça.

Bonne semaine à vous tous!

Le dictionnaire et sa lectrice

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:09

tidemand 2

Alors qu’il faut lui tirer du lit les quatre autres de peine et de misère, la mère de la jeune lectrice peinte par Adolph Tidemand n’a jamais aucun mal avec son aînée. Celle-ci se lève dès le premier rayon de soleil, se lave, lisse ses cheveux, s’habille et met la table. Et quand tout cela est fait, alors que seule sa mère est debout, elle s’installe là-bas, à l’écart.

La mère ne comprend pas tout à fait cette boulimie qu’a sa fille de vouloir lire le dictionnaire comme d’autres lisent un roman. Mais elle semble si heureuse qu’elle ne dit rien. Même si parfois cela lui fait un peu peur. Les jeunes filles de son âge sont si vite mises à l’écart quand elles se démarquent des autres. Surtout quand elles ont de la répartie et le sens de la précision parce qu’elles ont beaucoup lu.

Un jour, d’ailleurs, elle le lui a dit. « Ne te tracasse pas, maman, je sais jouer les idiotes avec talent. Et tu veux que je te dise? Le contraire est hautement improbable. » Et mère et fille ont ri.