Lali

30 décembre 2007

En vos mots 38

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

korovin 2

Pour ce dernier En vos mots de l’année, une toile du peintre russe Konstantin Korovin. J’ose espérer qu’elle vous révélera ses secrets, qu’elle vous inspirera une histoire, des vers, un moment d’émotion que nous lirons dimanche prochain, comme nous pouvons lire aujourd’hui les textes inspirés par l’écrivain de Kaziah Hancock.

En vos mots est votre lieu privilégié au pays de Lali. Une invitation à vous laisser porter par une toile sans savoir ce que les autres y voient, comme au temps de l’école et des compositions sur un thème imposé. Sans règle. Juste pour le jeu. Pour le partage.

Puisse cette dernière toile de 2007 donner le goût à certains qui n’ont pas encore osé le faire ou qui s’y sont rarement risqués d’écrire pour le bonheur d’écrire.

À l’année prochaine, pour la suite!

Fabien et la fille de Montréal

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 7:48

je_johnson

Il lisait dans sa chambre de La Louvière. Il me racontait Prévert ou Vian avec emballement, quand nous causions sur MSN les dimanches après-midi ou les nuits où il ne dormait pas. Il écrivait des poèmes, je les révisais.

Puis, un jour on a décrété qu’on serait frère et sœur. Comme ça. Parce que. Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. C’en est une.

Un jour de juillet 2005, on a roulé dans toute la Belgique. On s’arrêtait ici et là. Émerveillés par cette journée à nous deux qui restera gravée à jamais. Et le village de Redu me rappellera toujours son sourire, sa jeunesse, son goût pour la vie et les mots, alors qu’on caressait ensemble de vieux livres.

Il m’envoyait des photos de lui s’élançant dans le ciel en parachute. Et des poèmes. Moi, je souriais. Je voulais juste qu’il soit heureux.

Il me communiquait son enthousiasme, celui de ses 20 ans, alors que les miens avaient un quart de siècle de poussière dessus.

Il rêvait comme je rêvais. C’est peut-être ça qui nous a unis dès le départ, cette propension au rêve et l’amour des mots.

Je le voulais heureux. Comme seule une grande sœur pouvait le voir heureux.

Et puis est arrivée celle qui lui a fait chanter La fille de Montréal de Sheller :

Elle a pour habitude
De poser son visage entre mes mains
Ooh, ooh, elle me donne l’amour
Dont j’avais tant besoin
Le Bon Dieu me pardonne
A sa vue je frissonne
Et je me sens bien
Je fais tout ce qu’elle veut
Pour ça elle s’y prend bien

Refrain:
Elle est venue de Montréal
Pour se glisser dans mon bain
Et elle me fait, c’est normal
L’amour avec l’accent canadien

Coulent entre les épingles
Ses mèches folingues
Et ça lui va bien
Ooh, ooh, elle me shoote un baiser
Grisant comme le bon vin
J’ai connu la fortune
De son corps au bord de lune
Et j’y reviens
Ooh, ooh et si elle veut ma peau
Je lui donne dès demain

{Refrain}

Sans parler outre mesure
Sur les années futures
J’espère bien
Ooh, ooh, que je pourrai vous dire chaque jour
Tout va bien
Son billet sur Québec Air
S’en ira en poussières
Un beau matin
Ooh, Ooh, je la garderai là
Autant qu’elle ira bien

{Refrain}

La fille de Montréal…

Fabien ne lit plus seul dans la nuit comme le fait le lecteur d’Eastman Johnson. Et tout à l’heure, je retrouverai mon frérot. Et je rencontrerai enfin Sophie, que j’ai vue en photo et dont je connais la voix, cette fille de Montréal qui le rend heureux. Et je dirai à la miss merci de prendre soin de lui.

Douceur d’un dimanche matin

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 6:51

d-levine

Douceur du jour qui gagne peu à peu sur la nuit et qui se pose sur le livre du lecteur de David Levine qui s’était endormi en le laissant là, sur l’oreiller, pour ce moment où le jour nait. Douceur de la lumière qui fait jaillir les mots, qui éclaire peu à peu la pièce. Douceur d’un dimanche matin lumineux pour un lecteur.