Lali

18 décembre 2007

Impression de magie

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 8:05

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Pendant que j’entendais au loin les camions de déneigement s’activiter et plus près, les voix de ceux pelletant ou grattant les fenêtres de leur voiture, ou encore le bruit de roues enlisées parce que l’un a voulu faire bien trop vite, j’avais une bien autre préoccupation. Comment photographier le lever du soleil en conservant cette impression de magie que le givre de la fenêtre lui donnait? À vous de juger. J’avoue, en toute humilité, être assez contente. Je n’imaginais pas réussir à capter ce feu qui embrasait le givre. Et pourtant. Ça commence bien une journée, ça!!

elle se tait

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elle se tait
et le silence s’écoule
s’écoute
poursuite de l’inlassable
de l’intarissable
désir d’espace entre les mots
phrases qui se détachent
dans l’espace du cœur
du corps défense
elle se tait
à l’écoute du tu
du toi qui se tait qui s’est tu
de ce qu’on tue
elle se tait
et les mots deviennent absents
hors contexte
le vide s’attache se détache
entre une phrase et puis l’autre
dire et ne pas dire
elle se tait
et le temps passe est dépassé
il est déjà trop tard
trop tôt

elle se tait

l’univers entre je et tu
infranchissable

(janvier 1986)

*toile de Miriam Cojocaru

Du même bois

Filed under: Qui est Lali?,Signé Lali — Lali @ 1:36

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Il y a dans la maison de Lali beaucoup, beaucoup de livres. Ceux qui la fréquentent pourront l’affirmer tout de go et sans aucune hésitation. Il y a aussi quelques toiles, des affiches et une multitude d’objets que certains appellent des ramasse-poussière et que j’appelle souvenirs. Il y a parmi ces bibelots quelques-uns auxquels je tiens. Pour ce qu’ils évoquent. Pour ce qui se dégagent d’eux. Ainsi, cette sculpture d’un artiste du Zimbabwe que m’avait envoyée Annick, mon amie néerlandaise, du temps où elle vivait là-bas, à l’occasion d’un anniversaire.

J’aime ce couple uni, dansant, fait du même bois, où on ne sait plus qui est qui, parce que fondus l’un dans l’autre. Et de tous ces souvenirs qu’un jour je trierai peut-être, parce que trop nombreux ou moins évocateurs, il restera.

Parce qu’ils savent

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 0:39

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Les lecteurs de Christina Christou ont laissé leurs livres fermés. Pour une seule et unique chose. Parce qu’ils savent…

Qu’seulement l’amour qui vaille la peine
Qu’on le souhaite le pleure ou le craigne
Qu’il nous déchire nous donne des ailes
Nous joue des tours
Seulement l’amour qui vaille la peine
Qu’on le supplie pour qu’il revienne
Qu’on le damne ou qu’on le dédaigne
Il est le seul

(Nicolas Peyrac)

Un bonheur qui ne s’explique pas

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 0:26

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Et parfois, elle est si proche de lui que le sommeil la gagne à l’heure où il va au lit. Malgré tous ces kilomètres qui les séparent. Si bien qu’à l’heure où il sort des bras de Morphée, à l’autre bout du pays, la lectrice de Bryan Larsen en sort souvent elle aussi au même moment. Peut-être que des cœurs qui battent à l’unisson savent créer de telles choses qu’elle ne s’explique pas, alors qu’elle a ouvert un livre et qu’elle est heureuse d’un bonheur qui ne s’explique pas non plus.