Lali

8 décembre 2007

Images douces

Filed under: Vos traces — Lali @ 22:08

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Denise est la douceur incarnée. Il va de soi que ce soit l’adjectif doux qui vienne immédiatement à nos lèvres en regardant les photos qu’elle a prises pour nous il y a quelques jours. Des images si douces qu’on en caresserait presque notre écran.

Les mots de Pessoa

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 21:41

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Je ne suis rien.
Jamais je ne serai rien.
Je ne puis vouloir être rien.
Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde.

Qu’écrivait Fernando Pessoa quand José Sobral de Almada Negreiros l’a peint? Écrivait-il ces quelques lignes tirées du Gardeur de troupeaux? Il se peut. On le saura pas. On ne peut qu’imaginer, ce que je fais jour après jour devant des tableaux qui me racontent d’improbables aventures tout à fait possibles.

Le lecteur et celle jamais à l’heure

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 20:19

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Il a peut-être ouvert un livre en l’attendant. Ou peut-être n’ose-t-il plus l’attendre tant elle est en retard. Et peut-être parce que le liseur d’Antoine Martinez a ouvert un livre oubliera-t-il les minutes à l’horloge et sera-t-il dérangé par elle quand elle arrivera, essoufflée, prétextant une folle raison, comme toujours, pour expliquer son retard qui est plus qu’un retard et qui pourrait laisser croire qu’elle a tout simplement oublié? Peut-être devrait-il même oublier lui aussi une femme qui n’est jamais à l’heure?

Moments de tendresse

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 19:58

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Elle lit. Elle écrit. Elle hésite entre les deux. Et les livres restent fermés et la page blanche.

Et le peintre Claude Grobety la peint. Inlassablement. Moments d’une tendresse incomparable.

Curieux voyage

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 18:59

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Curieux voyage que celui au pays de mes vieux cahiers. Curieux voyage quand j’y vois tant de tristesse, parfois même de la détresse. Curieux voyage quand je constate qu’il n’y a pas une ligne pour l’homme avec qui j’ai vécu. Pas une. Signe? Peut-être, puisque j’ai effacé toute trace de lui. Il ne reste aucune photo, aucun objet de pacotille, pouvant me rappeler qu’il a existé. Et je n’ai pourtant jeté aucun écrit. Il ne m’aurait donc rien inspiré? Peut-être. Trou noir. Et je ne veux pas me poser la question. Juste continuer de tourner les pages. Trouver quelques lignes jetées au hasard d’histoires cul-de-sac. Retrouver un prénom ou un lieu. Laisser des morceaux ici de ce moi d’une autre époque, d’autres époques.

Oui, curieux voyage que celui de retourner au pays de ses propres mots. Pas tous très bien ficelés. Quelques-uns d’une naïveté désarmante. Et l’excuse de dire J’avais 20 ans

La lectrice de Luong Xuan Nhi fait-elle aussi un périple au pays de ses souvenirs pour avoir cet air si songeur? Peut-être. On ne peut avoir que ce regard quand on retourne sur ses pas.

mots pour mots

ferraira 2

mots
pour répondre à d’autres mots
plus futiles encore
dans leur désarroi
dans leur course
jusqu’au bout d’un souffle
pénible
dans l’accroc distinct
de jours indivisibles
tant ils se ressemblent
dans l’espace d’un passé
aux notes désaccordées
passé saisi à nouveau
par les seuls mots possibles
ceux de l’absence
entre hier et demain
car aujourd’hui n’est plus
qu’une poignée de regrets

(août 1982)

*toile de Cecilia Ferreira

Le dilemme d’un samedi matin

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:20

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Samedi matin. Rien que l’idée de ces deux mots accolés la fait sourire. Ça signifie tant. Le début de deux jours à lire, à ne faire qu’à peu près ça.

Et la lectrice d’Alfred H. Engel s’est levée tôt, comme tous les samedis matins, pour ne rien rater de ce temps à elle, juste à elle, et pour ses précieux livres qui l’ont attendue toute la semaine. Le ciel peut être gris ou ensoleillé. Pour elle, il est toujours lumineux, tant que quelques livres à dévorer sont au rendez-vous. La seule difficulté consiste à choisir par lequel commencer son voyage. Il y a pire dilemme dans la vie…

Nuit douce en compagnie de Marie Warnant

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Et dans la nuit, sous un ciel blanc comme il n’y en a qu’en hiver, j’écoute Marie Warnant chanter Bruxelles et La vie est belle. Et je me transporte loin d’ici. Dans mes souvenirs. Je danse sur la Grand-Place en engouffrant une gaufre dégoulinante de chocolat fondant. Et peut-être même que je passe saluer le Manneken Pis en chantant du Brel.

Avant de retourner à l’album de Marie Warnant, tout de douceur. Et la nuit n’est que ça, douce, toute douce.

Rien n’a bougé

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 1:08

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Rien n’a bougé, tout est à la même place. Le sofa est toujours rouge et la maison pleine de livres. Quelques CD traînent et il y a des bols à laver dans l’évier. Non, rien n’a bougé. Ou presque. Et pourtant, plus rien n’est pareil. Chaque pièce réveille des souvenirs qui s’y sont inscrits. Chaque chaise où il s’est assis. Chaque bol auquel il a bu. Chaque livre qu’il a ouvert. Non, rien n’a vraiment bougé. Il n’y a que le cœur de la lectrice de Laurence Taxit à battre plus fort dans ce lieu imprégné de lui où tout est à la même place.

Il y aura sûrement

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 0:52

mfo

Il y aura sûrement encore de nombreuses nuits comme celle-ci. Des nuits où j’entrerai dans la peau de la lectrice/écrivaine de Mina Fonda Ochtman. Des nuits où je lirai des poèmes, ceux qui m’ont marquée comme les miens, où je tracerai quelques lignes en écoutant de la musique, où je regarderai des toiles et me laisserai séduire par l’une ou l’autre. Il y aura sûrement encore de nombreuses nuits comme celle que je vis. Des nuits où je n’aurai pas vraiment envie de dormir. Et où, sûrement, le sommeil me gagnera, alors que je serai en train de tourner les pages d’un livre…