Lali

25 août 2007

Ceux qui nous aiment

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 13:43

kbates

Parfois entrent dans nos vies des gens qui nous aiment. Pourquoi ? Inutile de le savoir. S’il y a des raisons pour aimer, c’est déjà aimer moins.

Parfois, ceux qui nous aiment veillent à notre bonheur. Pas loin. Dans le silence et la tendresse. Par un regard, un sourire.

Parfois, ils font de choses toutes simples et banales. Comme veiller à protéger la bulle d’une lectrice qui ressemble à celle de Kathy Bates.

24 août 2007

Les mains d’une lectrice

lectricemtl

Les vacances continuent.

Armando prépare son matériel de photographe.
Matin après matin. Comme un rituel.
Sous mon regard complice.
Parce que peut-être, au détour d’un coin de rue, un lecteur ou une lectrice l’attend peut-être.

Les toiles peuvent attendre quand l’amitié est là, au quotidien.

23 août 2007

Clichés de vacances

315

316

Instantanés d’Armando au hasard d’une promenade dans le Vieux-Montréal un après-midi du mois d’aoùt. D’autres traces suivront.

22 août 2007

Laissons-la voler

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 9:54

capello

Elle est souvent silencieuse, mais quand elle rit, c’est tout le ciel qui s’illumine.

Dans le monde de la petite lectrice de Francesco Capello, il y a celle qui s’imagine voler un jour. Sans savoir qu’elle le fera. Sans savoir qu’ailleurs que dans les livres, il n’y a pas que les ballons qui volent. Sans savoir que des années plus tard, un jour du mois d’août, on lui donnera des ailes pour qu’elle réalise son rêve de gamine.

Elle est souvent silencieuse. Laissons-la rêver. Laissons-la voler.

21 août 2007

Trésors inestimables 2

Filed under: Qui est Lali?,Signé Armando,Vos traces — Lali @ 8:33

sielleveut

Un des trésors trouvés hier dans une boutique de Montréal.

J’ai le culot de croire que l’autre s’appelle Lali. Et celui de dire tout haut que le photographe venu de Bruxelles est un magicien.

Trésors inestimables

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 7:13

e_coffee

J’aime traîner dans les librairies d’occasion, à la recherche de livres d’art, de romans prêtés que j’aimerais relire et qui ne sont jamais revenus à leur destinataire, à l’instar de la lectrice d’Elaine G. Coffee.

Il aime flâner au pays des disques à la recherche de trésors que lui seul semble connaître. Et quand il met enfin la main sur ce qu’il n’espérait plus, sur ce qu’il attendait, malgré tout, il en oublie presque de respirer et ses yeux se mouillent d’émotion. Tenir l’objet convoité depuis des millions d’années contre son cœur constitue pour lui la plus grande des joies. C’est arrivé hier. Plus d’une fois. La pêche a été miraculeuse. Même s’il fallait pour ça lancer la ligne il y a quinze ans, attendre et la sortir de l’eau dans une autre ville.

Ces trésors sont inestimables. Et pourtant, Armando les a partagés avec moi.

Avoir trouvé ces pièces de collection, les avoir caressées, semble lui suffire. Parce qu’il sait que je prendrai soin des raretés de Peyrac dont je ne savais rien avant qu’il ne me les montre, qu’il ne me les offre pour que je sois la gardienne d’une partie de la collection la plus complète de l’artiste, une collection érigée à même l’amour qui n’attend rien en retour. Sauf peut-être le bonheur du partage.

20 août 2007

Matin de vacances

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:02

t_love

Elle a déplié le journal en buvant tranquillement son café. Pas d’urgence, rien qui ne la fasse sortir d’un quotidien ponctué par un rythme de dolce vita. La lectrice de Thomas Love est en vacances. Rien ne peut troubler le calme de son regard. Sauf, peut-être une overdose de bonheur. Mais encore. Ses yeux n’en seraient que plus grands, plus verts, plus brillants. Non, pas seraient, sont. C’est déjà fait.

La journée des canards

Filed under: Vos traces — Lali @ 6:52

canardsuisse

Tandis que je flânais avec des amis au parc du Mont-Royal hier après-midi, que l’un photographiait des écureuils, l’autre des fleurs, le troisième les canards du lac aux Castors, Denise m’envoyait quelques photos prises le jour même alors qu’en ce dimanche, elle avait choisi de se promener près du lac Léman. À des milliers de kilomètres, à quelques heures d’intervalle, nous avons pratiquement fait la même chose. Et plus que ça. Nous avions toutes les deux rendez-vous avec des canards, sans le savoir.

La petite lectrice de Zaventem

Filed under: Scènes livresques,Signé Armando,Vos traces — Lali @ 6:42

aeroport1

Armando l’a croisée un jour à Zaventem, l’aéroport international de Bruxelles. Elle était si absorbée par ce qu’elle lisait qu’elle en avait oublié le lieu où elle se trouvait et qu’elle s’était soustraite à l’agitation des lieux. Peut-être même était-elle si heureuse que ce lieu de tous les départs, de toutes les envolées vers le rêve et les rencontres, de toutes les attentes, parfois, ne comptait plus. La grande aventure qui se jouait dans les pages de sa bande dessinée avait pris le pas sur tout.

Le fauteuil vide

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 0:57

v_dauth

La lectrice est absente. Pas juste parce qu’elle se balade, pas seulement parce qu’elle profite de la caresse du soleil sur son épaule nue, ni parce que les bancs de tous les parcs sont des invitations auxquelles elle s’abandonne.

La lectrice de Virginia Dauth est absente parce que dans ce monde où elle est désormais entrée, les livres n’ont plus l’importance qu’ils avaient. Ils se résument désormais à une phrase laissée entre les pages d’un cahier abandonné, une phrase venue du cœur, une phrase qui n’est pas d’elle et qui gomme toutes celles qu’elle aurait pu écrire ce soir. Le silence ne se souvenait pas d’une absence si grande.

La lectrice est absente, parce que, peut-être, dans les bras et les mots de l’auteur, qu’elle attendait depuis toujours.

« Page précédentePage suivante »