Lali

20 août 2007

Matin de vacances

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:02

t_love

Elle a déplié le journal en buvant tranquillement son café. Pas d’urgence, rien qui ne la fasse sortir d’un quotidien ponctué par un rythme de dolce vita. La lectrice de Thomas Love est en vacances. Rien ne peut troubler le calme de son regard. Sauf, peut-être une overdose de bonheur. Mais encore. Ses yeux n’en seraient que plus grands, plus verts, plus brillants. Non, pas seraient, sont. C’est déjà fait.

La journée des canards

Filed under: Vos traces — Lali @ 6:52

canardsuisse

Tandis que je flânais avec des amis au parc du Mont-Royal hier après-midi, que l’un photographiait des écureuils, l’autre des fleurs, le troisième les canards du lac aux Castors, Denise m’envoyait quelques photos prises le jour même alors qu’en ce dimanche, elle avait choisi de se promener près du lac Léman. À des milliers de kilomètres, à quelques heures d’intervalle, nous avons pratiquement fait la même chose. Et plus que ça. Nous avions toutes les deux rendez-vous avec des canards, sans le savoir.

La petite lectrice de Zaventem

Filed under: Scènes livresques,Signé Armando,Vos traces — Lali @ 6:42

aeroport1

Armando l’a croisée un jour à Zaventem, l’aéroport international de Bruxelles. Elle était si absorbée par ce qu’elle lisait qu’elle en avait oublié le lieu où elle se trouvait et qu’elle s’était soustraite à l’agitation des lieux. Peut-être même était-elle si heureuse que ce lieu de tous les départs, de toutes les envolées vers le rêve et les rencontres, de toutes les attentes, parfois, ne comptait plus. La grande aventure qui se jouait dans les pages de sa bande dessinée avait pris le pas sur tout.

Le fauteuil vide

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 0:57

v_dauth

La lectrice est absente. Pas juste parce qu’elle se balade, pas seulement parce qu’elle profite de la caresse du soleil sur son épaule nue, ni parce que les bancs de tous les parcs sont des invitations auxquelles elle s’abandonne.

La lectrice de Virginia Dauth est absente parce que dans ce monde où elle est désormais entrée, les livres n’ont plus l’importance qu’ils avaient. Ils se résument désormais à une phrase laissée entre les pages d’un cahier abandonné, une phrase venue du cœur, une phrase qui n’est pas d’elle et qui gomme toutes celles qu’elle aurait pu écrire ce soir. Le silence ne se souvenait pas d’une absence si grande.

La lectrice est absente, parce que, peut-être, dans les bras et les mots de l’auteur, qu’elle attendait depuis toujours.