Lali

16 août 2007

Celui qui écrivait sans but

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:40

merwart

Depuis des années, il entasse des poèmes, des phrases, des débuts de nouvelles. Peut-être même des lettres jamais envoyées. Mais depuis quelques semaines, c’est encore pire. Il écrit jour ou nuit, inspirée par quelque muse. Il amoncelle des feuilles et des feuilles comme si sa vie ne tenait qu’à ce geste d’écrire. Comme si tout ce qu’il avait tu en lui de mots trouvait enfin le chemin de celle qui les lirait. Qui les apprécierait. Qui s’en délecterait. Qui les attendait.

Et celui qui écrivait sans but, pour lui seul, qui accumulait des rimes et des envolées lyriques, celui peint par Paul Merwart, celui qui rêvait tout bas, a trouvé une égérie à sa mesure.

Quand il le lui disait

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:10

carr

Il n’avait qu’une phrase quand il la regardait, ainsi plongée dans ses livres. Tu es belle. Mais que tu es belle.. Et je crois bien qu’elle rougissait. Un peu. On le lui avait si peu dit. Ou peut-être pas du tout. Si bien qu’elle ne s’était jamais considérée comme telle. Il faut un regard extérieur pour certains qualificatifs. Elle se savait petite. Elle se trouvait un joli sourire. Elle aimait ses yeux. Mais belle ?

Ce n’était pas à elle de le dire. Ce n’était pas à elle de se considérer comme telle. Mais elle aimait ce regard admiratif qu’il avait. Ce Tu es belle. Trop belle. Ce serait mentir de ne pas l’avouer. Même si parfois, la lectrice de Tom Carr ne levait pas les yeux pour lui sourire quand il le lui disait. Ou quand il lui disait Je t’adore.

Elle classait

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 21:51

f_eyre

Elle classait et reclassait. Il fallait qu’elle s’occcupe. Parce qu’elle savait bien qu’elle serait incapable de dormir. Parce qu’elle savait bien que dans quelques heures tout ce qu’elle avait imaginé, tout ce dont elle avait rêvé allait trouver son aboutissement.

Elle classait. Elle palpait les sabots vendéens, une cloche valaisanne, des photos, des cartes de souhaits, tous ces objets éparpillés sur les rayons comme traces de vie, commes témoins de sa vie. Des souvenirs qu’elle avait rapportés. Des babioles qu’on lui avait offertes. Elle refaisait les voyages à contre-courant et lui revenaient ces moments où on lui avait offert cette petite boîte peinte, cette pierre tunisienne, une poupée d’Israël.

Elle classait, en se laissant submerger par les objets de la mémoire, inutiles mais si précieux. Non pas monétairement, mais pour ce qu’ils représentent. Elle classait. Tout allait bien. Jusqu’au rayon de littérature étrangère. Des B, plus précisément. Une demi-tablette de romans de Pearl Buck, pour tout vous dire. Et le classement s’est arrêté là. Pour le moment. Pour tout de suite. Parce qu’il lui faut retrouver un passage dont elle ne conserve que le souvenir. Et la lectrice de Frank Eyre s’est assise. A oublié les B et le reste de l’alphabet. Elle est plongée dans le roman Vent d’est, vent d’ouest de ses quatorze ans.

Lire ou faire le ménage ?

Filed under: États d'âme — Lali @ 20:35

liremenage

Je sais que je devrais ranger. Un peu. Parce que je n’ai pas fini et que j’attends de la visite demain. Je le sais. Comme je sais aussi que je dormirai peu parce que je suis fébrile.

J’adore les aéroports, j’adore aller y chercher des gens que j’aime, j’adore ces moments où ils entrent dans mon quotidien. Où il n’y a plus 6000 km entre nous. Où le café n’est pas virtuel. Où les bisous sonnent quand on les posent sur les joues. Plus que 16 heures avant tout ça.

Je sais que je devrais ranger. Je sais que je vais le faire. Tantôt. Encore une page. Encore une toile. Encore un café…

Ombres de lecteurs

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:41

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Ce ne sont que des ombres, mais les lecteurs de Brian Goeltzenleuchter sont bien présents. Terriblement présents. Peut-être même plus que si nous discernions leurs traits.

Tout est dans la pose, l’attitude, le lien avec le journal. Et dans notre façon de les regarder.

Avec pour complices le soleil et le vent

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 8:05

p_campbell

Elle n’a pas pris la peine de fermer son peignoir. Nul besoin. Elle ne dérange personne. Et le petit vent peut se glisser sur sa peau encore humide.

Il fait bon les matins caressants. Surtout quand on est en vacances. Surtout quand JE suis en vacances et que je puis prendre mon temps comme le fait la lectrice de Paddy Campbell. Dans un peignoir, une robe ou en tenue d’Ève. Avec pour complices le soleil et le vent.

L’incurable rêveuse

Filed under: États d'âme — Lali @ 7:39

lignefl

Quelques fleurs qui s’allument… Vous. Si nombreux à avoir envoyé des messages, des courriels, des cartes que je ne vous nommerai pas. Vous vous reconnaîtrez.

Vous illuminez ce jour d’anniversaire pluvieux.

Vous êtes chacun d’entre vous un cadeau de la vie, à votre manière. Indispensables à mon sourire. Même si certains messages ont mis un peu d’eau dans mes yeux. Pas des larmes. Mais une telle émotion qu’elle chavire le cœur.

Je ne vieillis pas en ce 16 août. Je ne deviens pas plus sage, non plus. Je reste une incurable rêveuse…

MERCI d’être là, pas loin.