Lali

15 août 2007

Un tour de magie pour vous!

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 23:54

colombe

Vous vouliez du rêve et de l’émerveillement. Vous vouliez même une colombe.

Pourquoi pas? Et tout ça sans savoir que dans la précieuse réserve de Lali se trouvait justement l’oiseau convoité et attrapé au vol par Armando.

Il suffisait de demander…

Les écrivains et leurs personnages

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 23:42

neudert

J’ai longtemps interviewé des écrivains. De 1984 à 1995, en fait. Une des choses qui les fascinait était cette propension naturelle des gens à les confondre avec les héros de leurs livres, alors que la plupart du temps, fiction et réel étaient deux mondes parallèles. Je dis bien la plupart du temps, puisqu’il y avait des exceptions il va sans dire.

En fait, la différence est mince entre imaginer le héros modelé de toutes pièces comme étant l’auteur lui-même et tous ces comédiens qu’on interpelle par un prénom qui n’est pas le leur mais celui du personnage qu’ils interprètent.

Pourtant, les écrivains sont très rarement les propres personnages de leurs livres. La majorité de ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer me l’ont souvent dit. Avec ce besoin vital de se dissocier de leurs héros. Préférant mettre l’accent sur l’anecdote qui avait été l’élément déclencheur avant même que de trouver le personnage, dans bien des cas. D’autres me disaient que les personnages étaient ceux de leur propre vie mais déformés, vus à la loupe ou parfois même composés d’un mélange de gens.

Comme j’ai aimé être aux premières loges pour entendre ces confidences. Comme j’ai aimé leur façon de me livrer quelque secret d’écriture. Comme j’ai appris d’eux.

Si bien que je suis en mesure, aujourd’hui, alors que je m’installe pour écrire, comme le fait l’écrivaine d’Otto Neudert Sr, de m’inspirer de leurs leçons. De laisser les personnages se raconter sans tout décider d’avance de leurs gestes et de leurs pensées. En me détachant d’eux pour mieux les laisser vivre sans m’interposer.

Oui, parfois, il m’arrive de me glisser dans un texte de fiction inspiré par une toile. Parfois. Mais en général, il ne s’agit pas de moi. Mais de ce que les personnages me chuchotent à l’oreille.

Ma seule crainte est qu’ils se taisent un jour.

Que cache-t-elle ?

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:33

lira 3

Que cache la lectrice de Pedro Lira derrière son dos alors qu’un visiteur frappe à la porte ? Une lettre sulfureuse et torride qui l’a fait rougir ? Qui, de plus, a fait son pouls s’accélérer ? Une lettre qui, pleine de poésie, ne dit pas moins les mots du désir qui font s’ouvrir son corps ? Une lettre aux parfums illicites et en même temps tentants ? Une lettre que ne doit surtout pas lire celui ou celle qui arrive ? Tout dans le geste semble le dire. Tout dans le geste fait d’elle une fautive. Aimer serait-il une faute si grave qu’il lui faille trembler à ce point et tenter de cacher la preuve du délit ?

Habillée d’un pan de ciel

Filed under: Vos traces — Lali @ 7:46

fleurbleuededenise

On croirait qu’un pan du ciel s’est détaché pour l’habiller tant le bleu de ses pétales a la couleur des jours de bonheur, des jours de lumière aveuglante, des jours de tendresse. Elle virevolte. Pensant que personne ne la voit. À son aise. Je crois même qu’elle chantonne. Vous entendez, vous aussi? Seule Denise, qui a pris le cliché en douce, sans la déranger, pourra nous dire si Lali a trop d’imagination ou si elle a elle aussi entendu la voix cristalline de la fleur née du ciel.

Pour qu’elle ne cesse jamais d’être heureuse

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:33

desilva

Il est levé depuis des heures. En fait, ce n’est même pas sûr qu’il ait dormi. Il a tant de choses à écrire. Il a tant de choses à lui écrire. Des mots qu’elle trouvera tout à l’heure. Des mots qui la feront sourire. Des mots qui mettront une couche de ciel bleu par-dessus le gris des nuages pour qu’elle n’oublie pas d’être heureuse. Parce que c’est à cela que s’applique l’écrivain d’Eulalio Fabie de Silva. À ça et à rien d’autre. Il ne sait plus additionner. Il sait encore moins multiplier. Il sait juste écrire. Il sait juste lui écrire.

Et les mots déboulent, ils foncent à toute allure sur le papier. C’est jour d’inspiration. Comme tous les jours depuis quelque temps.

Parfois, il s’arrête. Il écoute un oiseau chanter. Il trempe ses lèvres au bol de café. Il rêve un peu, juste un peu. Il est heureux. D’un bonheur qui ne s’explique pas en mots, mais qui prend toute la place. Et qui est encore plus grand quand il sait qu’elle sera heureuse des quelques phrases, des rimes et des images. Alors, il continue. Pour qu’elle ne cesse jamais d’être heureuse. Et tant pis s’il n’a pas dormi. Aucun sommeil ne vaut son sourire quand elle le lit.

Les bancs sur ma route

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 7:07

dm6

Plus que quelques heures et je pourrai faire autre chose que regarder avec envie les bancs sur mon chemin. Plus que quelques heures et je pourrai les essayer tous, si l’envie m’en prend. Celui de la lectrice de Dimitris Voyiazoglou, comme les autres. Tous ceux sur ma route. Sans me préoccuper des minutes qui s’égrènent. Sans penser au temps qui nous pousse dans le dos. Sans rien de cela. Je serai en vacances.