Lali

8 août 2007

Elle sourit

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:10

g_ar

Elle sourit. Comme on sourit certains matins. Malgré la pluie, malgré les averses qui traversent le ciel. Malgré les éclairs qui le zèbrent. Elle sourit. Comme on sourit certains jours de bonheur et de confiance en la vie. Elle sourit. Et le livre que lit la lectrice de George Agnew Reid n’y est peut-être pour rien.

Dans sa robe trempée de rosée

Filed under: Vos traces — Lali @ 7:20

rosededenise

Je l’ai cherchée en vain hier matin. Dans tous les jardins encore mouillés de la veille. Je l’ai cherchée en vain, cette rose aux gouttes qui perlent sur sa peau douce. Mais elle existait bien. C’est en Suisse qu’elle se cachait. Mais pas suffisamment pour que Denise passe à côté d’elle sans la voir. Et pour qu’elle l’immortalise pour nous. Dans toute sa splendeur, dans toute sa douceur, dans sa robe trempée de rosée.

Chaque matin, chaque nuit

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:10

hayez

Il y a en elle cette fragilité des femmes qui ont été brisées et qui doutent de tout, de leur beauté, du désir qu’elles allument sans – peut-être – s’en rendre compte. Il y a en elle cette assurance calme de celle qui a appris à s’aimer, à ne pas attendre qu’on l’aime. Il y a en elle cet espoir fauve, dans les matins qui se lèvent, qu’un jour quelqu’un la reconnaîtra et saura exactement ce qu’elle ne dit pas et qu’elle attend, un baiser ou une caresse sur son dos qui la réveilleront comme le font les princes des belles au bois dormant.

Il y a en elle une démesure qu’elle cache en tournant les pages, chaque matin, chaque nuit. Qu’elle tait, mais qui est là, à peine en sourdine, visible pour celui qui saura la voir.

Un jour, peut-être, la lectrice de Francesco Hayez trouvera écho à sa démesure.